Un nouveau Plan Régional d’Affectation du Sol (PRAS)

Le mois de mai a vu le lancement de la procédure de consultation du nouveau PRAS, mieux connu sous la dénomination de “PRAS démographique”. Cela signifie que chacun peut prendre connaissance du nouveau plan d'affectation et formuler des objections ou des avis afin de rectifier le document politique qui devra être soumis à l'approbation du gouvernement.

Le PRAS constitue le canevas de base de chaque permis urbanistique. Il régit la répartition géographique de l'habitat, des espaces de bureaux, de l'industrie, des zones vertes etc. Le plan d'affectation est donc un document essentiel pour toute personne qui travaille et entreprend dans la Région.

La forte croissance démographique que connaît la capitale est l'élément central du nouveau PRAS. Il est indispensable que Bruxelles investisse dans des projets résidentiels pour faire face à la croissance explosive de sa population. Ceci nécessite que les surfaces au sol disponibles soient connues et que l'on s'accorde à définir l'affectation idéale de ces terrains : les parcelles non bâties peuvent accueillir de nouveaux logements tandis que d'autres déjà partiellement bâties pourraient voir leur réglementation modifiée en vue d'une extension de l'espace de logement. D'autres terrains encore pourraient recevoir une affectation qui combinerait activités économiques et vocation résidentielle.

Le défi consiste à accueillir chaque année 14.000 habitants en plus, alors que seuls 4.400 nouveaux logements sont mis à disposition annuellement. Des investissements massifs dans la construction de logements seraient incontestablement une bonne nouvelle pour le secteur du bâtiment et l'emploi qu'il représente. Il faut cependant qu’aujourd'hui et dans le futur, des parcelles restent disponibles pour l'industrie et les activités économiques de tous types. Les entreprises et les secteurs d'activité doivent donc évaluer le plan en se posant des questions pertinentes.

Personne ne conteste la croissance impressionnante de la population bruxelloise, pas plus que le droit au logement, d'ailleurs. Il n'empêche : l'explosion démographique a aussi d'autres conséquences sociales. Il faut par exemple savoir où tous ces habitants supplémentaires vont aller travailler. Si la Région de Bruxelles Capitale investit massivement dans le logement, cela ne se fera-t-il pas au détriment de ses activités économiques ? Nous constatons aujourd'hui déjà une pénurie de terrains industriels. Que se passera-t-il si l'offre diminue encore ? Quels en seront les conséquences en matière de mobilité, d'accueil des enfants et d'enseignement ?

Le gouvernement attend vers la mi-juillet les remarques et objections formulées par les citoyens, les communes et les pouvoirs publics. BECI participe activement aux discussions menées au sein des organes de concertation du Conseil Economique et Social de la Région et consulte les entreprises et les secteurs à propos de diverses dispositions que contient le projet de plan.

N'hésitez pas à lire la brochure PRAS et à contacter BECI pour nous faire part de vos questions et suggestions : jdb@beci.be.

Suivant »

A quand un PRAS économique pour Bruxelles ?