Comment redorer l’image de Bruxelles ?

Voici quelques semaines encore, Bruxelles était connue comme un forum international, un centre de décision, sans doute la plus petite des plus grandes capitales du monde.

Une ville d’affaires au carrefour de l’Europe, certes active mais un peu terne, où les mieux informés de nos contemporains; situent l’Atomium et la Grand-Place, voir le Manneken Pis. Une ville agréable, mais où on ne s’attarde pas forcément.

Depuis, les attentats de novembre ont changé la donne. Bruxelles serait-elle la base arrière d’un terrorisme international ? Certains le déduisent à l’issue d’un week-end morose et prolongé qui a fait de la capitale européenne une ville assiégée où des militaires en armes patrouillaient dans les rues. Le poids des mots et le choc des images ont fait de considérables dégâts.

Des conséquences à long terme

Aux dégâts en termes d’image viennent s’ajouter quelques dégâts économiques.

Personnel absent, rendez-vous ou prestations annulés en dernière minute, etc. : au-delà des indispensables mesures sécuritaires liées à la menace d’attentat, on mesure les conséquences négatives de l’alerte singulièrement pour des secteurs comme le tourisme, l’horeca, l’événementiel, le commerce…   Jusqu’à 50 millions par jour selon certains.

Ne nous voilons pas la face : le terrorisme est bel et bien implanté à Bruxelles – comme il l’est dans d’autres grandes villes d’Europe. Oui, certains auteurs des terribles attentats parisiens venaient de Bruxelles – et nos autorités doivent assumer leurs responsabilités à cet égard. Oui encore, si notre capitale a été placée sous « alerte 4 », c’est sans aucun doute pour de bonne raisons.

Et donc, non, Bruxelles n’est pas un îlot de tranquillité au cœur d’une Europe rudement secouée. Mais on peut encore sortir le soir, rencontrer des amis, aller au resto ou au ciné, faire les magasins, prendre l’autobus… Comme ailleurs : la menace n’est pas plus grave à Bruxelles qu’elle ne l’est à Londres, New York, Paris ou Madrid. Quatre villes qui ont connu l’horreur des attentats mais qui, pour autant, ne sont pas identifiées au terrorisme. Quatre villes attrayantes, que personne ne songerait à éviter.

Reconstruire une image plus fun

Pourquoi ? Parce que ces villes jouissent de longue date d’une image positive, vivante, excitante…

Visiter Londres, New York, Paris ou Madrid – voir mieux encore, y étudier, y faire carrière, y vivre – c’est tout simplement fun. Bien sûr, Bruxelles ne peut se comparer à ces villes-mondes. Notre point de repère, c’est plutôt Amsterdam ou Barcelone, Vienne ou Milan – qui nous devancent régulièrement dans les classements mondiaux d’attractivité ou de réputation. 

La « marque Bruxelles » est un atout économique extraordinaire, que nous ne pouvons laisser à la merci du terrorisme. Mais Bruxelles a aussi un sérieux problème d’image, que la crise sécuritaire a cruellement mis au jour. Sa réputation, trop modeste, ne peut être bâtie seulement sur le dynamisme des affaires et les institutions publiques. Bruxelles a d’autres attraits, une qualité de vie, une offre culturelle réelle… Bruxelles aussi doit devenir fun.

Toutes les forces vives bruxelloises doivent s’unir pour y travailler. 

 

Cet article vous est proposé par Xavier Dehan, Coordinateur général, le 30.10.2015.

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