Emploi et Chômage à Bruxelles, quel futur pour le marché d'emploi?

Pour trouver du travail à Bruxelles, il est évident qu'une recherche générale s'impose pour savoir si le futur de l'emploi à Bruxelles est en déclin ou promettant et quel profil est le plus recherché.

Le marché d'emploi bruxellois est un marché performant qui offre du travail à plus de 700.000 personnes. Plus que la moitié des jobs sur ce marché nécessitent un diplôme d'enseignement supérieur ce qui est plus qu'indicatif de la qualité de l'emploi  à Bruxelles. La dominance du tertiaire sous-entend aussi une concurrence plus intense pour ces jobs qui nécessitent qu'un faible niveau de qualification ou un statut d'ouvrier.

Parmi les demandeurs d'emploi à Bruxelles, c'est ce profil qui domine: les 107.500  demandeurs d'emplois (au 07/2011) ont le plus souvent un profil peu recherché sur le marché d'emploi régional. Souvent trop peu qualifié, la grande majorité des demandeurs d'emploi ne maitrise pas le Néerlandais, dont la connaissance est un véritable levier de mobilité sociale. L'écart entre l'offre et la demande sur le marché d'emploi explique en grande partie la situation paradoxale entre beaucoup de travail et beaucoup de chômage en même temps. Le défi socio-économique de Bruxelles est d'inclure ses 107500 demandeurs d'emploi dans l'économie

Le marché d'emploi bruxellois ne se limite pas à ses frontières régionales et les 19 communes. Ensemble avec sa périphérie, le métropole bruxellois forme le plus grand bassin d'emploi du pays et produit 30% du PIB national. De plus en plus de Bruxellois trouvent un emploi en dehors de la région:  près de 16% de la population active bruxelloise quitte sa région au quotidien pour aller travailler (65.521 quittent, 338.236 restent). Par contre, les demandeurs d'emploi, quant à eux, ne trouvent que difficilement le chemin vers l'emploi en dehors de Bruxelles, comme par exemple des communes de Machelen (21.000 jobs), Zaventem (48.000 jobs) ou Vilvorde (27.000 jobs).

A l'inverse, tous les jours, 371.000 personnes viennent travailler à Bruxelles. La concurrence des navetteurs, souvent des ex-bruxellois partis vivre en périphérie, vient alourdir la situation des demandeurs d'emploi bruxellois. En même temps, la présence en périphérie de cette main d'oeuvre de haute qualité est un des facteurs clés au succès économique de Bruxelles.

Bref état des lieux: Eléments d'analyse et Positions de BECI sur le mismatch du marché d'emploi, la demande et l'offre.

Chaque citoyen profiterait d’une capitale animée et prospère, laquelle serait le moteur de l’économie belge. Il est nécessaire d’instaurer une nouvelle dynamique et d’adopter une approche basée sur une vision claire et étayée par un plan d’action et un budget. Il faudrait dans ce contexte rappeler les responsabilités de chacun et que celles-ci soient prises, que ce soit par les gamins des rues ou par les autorités compétentes. Ces quartiers doivent être le fer de lance du nouveau développement urbain. Nous devons commencer là où ce système a déjà fait ses preuves dans les villes prospères, celles qui sont capables d’exploiter leur potentiel actuel et de se développer à partir des initiatives et de l’esprit créatif des entrepreneurs, artistes, architectes et citadins professionnels locaux. L’enseignement est la première condition d’une ville florissante, principalement à Bruxelles, qui est à la base de tous les progrès sociaux. Ensemble, nous devons nous soucier tout d’abord de nos enfants.

BECI demande aux pouvoirs publics de trouver une solution structurelle aux problèmes des quartiers bruxellois et souhaite collaborer au développement d’une économie florissante et d’un climat social sain à Bruxelles, également dans les zones touchées par le fléau de la pauvreté.

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Retrouvez les solutions proposées par BECI pour améliorer l'enseignement à Bruxelles.