Relance fédérale pour les PME

Les (premiers) emplois coûteront moins cher

C’est la mesure phare de la relance annoncée par le Gouvernement Di Rupo : la réduction de cotisations patronales sur les trois premiers emplois d’une PME. Parmi les autres mesures prises avant les vacances de nos éminences, pointons également quelques réductions de cotisations ciblées (bas salaires, fins de carrière et HORECA) ainsi que la création de 10.000 places de stages pour les jeunes dès 2013.

Dès le 1e octobre 2012, engager un premier travailleur coûtera moins cher en termes de cotisations sociales : la réduction de charges passe de 1.000 à 1.500 euros pour la première année, 1.000 euros encore pour la deuxième année et 400 euros enfin la troisième année. Sachant qu’un entrepreneur doit presque doubler son chiffre d’affaires pour couvrir les frais propre à l’engagement d’un premier employé, c’est un pas dans la bonne direction.

Un autre pas est la création de 10.000 places de stage par an pour les jeunes disposant au mieux d’un diplôme de l’enseignement secondaire supérieur. Après 6 mois comme demandeur d’emploi, le jeune pourra devenir stagiaire rémunéré (898 €, dont 200 € à charge de l’entreprise). La personne encadrant le stage verra ses cotisations sociales réduites de 800 €/trimestre. L’engagement définitif du stagiaire entraîne une diminution de charges jusqu’à 4 ans.

Dans la même veine, notons l’augmentation des réductions de charges pour les bas salaires, les jeunes travailleurs et ceux qui atteignent leur fin de carrière. De même, des réductions sont prévues en faveur de l’engagement de travailleurs (très) peu qualifiés et moyennement qualifiés et des travailleurs de plus de 54 ans. L’HORECA n’a pas été oublié, avec une réduction de 500 €/trimestre pour cinq travailleurs dans des unités comptant moins de 20 personnes.

A signaler enfin la dispense de précompte professionnel sur les salaires des chercheurs, qui passe de 75 à 80 %, et une exemption à 80 % de recettes de brevets sans lien avec un centre de recherche, qui fait souvent défaut au sein des PME.