Le métier de demain est un état d’esprit

Mutations de l'environnement économique et social, évolution rapide des technologies, internationalisation des échanges, transformation des comportements de consommation, nouveaux modes d’informations et de communication,… 

Notre société est en train de basculer dans une économie post-industrielle, qualifiée d’économie « numérique », « digitale » ou encore « communicationnelle ». L’évolution qui s’opère modifie notre monde au même titre que la révolution industrielle a bouleversé l’organisation de nos sociétés occidentales au XVIIIe et XIXe siècles.

Si il est parfois dur de prendre la mesure en temps réel de tels changements, force est de constater qu’ils impactent considérablement tous les secteurs de l’économie, et contribuent à une mutation des compétences utiles aux entreprises. Et ce n’est que le début.

Qui pouvait prévoir, il y a 20 ans de cela, qu’un jour, il existerait des gestionnaires de e-réputation, des techniciens dans le cloud computing, des data miners, community managers ou des développeurs d'applications mobiles ? Tous ces métiers, issus de la révolution digitale, n’existaient pas au début des années 2000. Pour plusieurs observateurs et analystes du monde économique, 60% des métiers qui seront exercés en 2030 n’existent pas encore aujourd’hui.

Quels seront-ils ? Sans boule de cristal, on peut déjà imaginer qu’une grande partie de ceux-ci seront liés à l’informatique et à internet (par exemple, des e-archéologues, supposés excaver des serveurs d’une entreprise des documents perdus de back-up en back-up), à la conception 3D (par exemple, des spécialistes de la création d’organes sur mesure), ou à la gestion des ressources (humaines, naturelles, financières,…) « à distance ».

Mais les métiers de demain ne seront pas tous des « nouveaux » métiers, ils seront aussi (et surtout) des versions digitalisées de métiers existants. Le personnel de soin à domicile (déjà en pénurie et dont le besoin va augmenter au fur et à mesure du vieillissement de la population), assistera et rassurera les patients, mais devra également être capable de programmer les logiciels de monitoring médicaux. Peut-être devrez-vous faire appel à praticien spécialisé dans la nomophobie, la peur d’être séparé de son téléphone portable (une discipline d’avenir !). Quant aux dockers, ils auront affaire à des machines de plus en plus pointues, capables de calibrer des points d’ancrage de la taille d’un petit pois sur un paquebot de 4 500 tonnes.

Tant de métiers qui supposent, en plus d’une série de compétences intemporelles, des connaissances pointues des nouvelles technologies.

Et qui dit nouvelles technologies dit aussi évolution rapide des supports et des logiciels d’exploitation.

Désormais, l’être humain doit composer avec la machine et les nombreuses interfaces qui lui permettent de faire le lien avec le monde digital.

Est-on prêt à embrayer ?

Pour José Zurstrassen, fondateur de MyMicroInvest.com,  « la digitalisation des supports suppose une capacité d’apprentissage continu, devenue indispensable dans le monde du travail. Les travailleurs sont sans cesse confrontés à des nouveaux programmes, logiciels, supports,… Cela suppose une capacité d’adaptation et d’apprentissage continu. Au-delà de la formation à un métier permettant de disposer de connaissances quantitatives et qualitatives pour l’exercer, la capacité de se renouveler, de développer de nouvelles compétences,  d’améliorer les outils dont on dispose, constitue une des plus-values essentielles. Cette faculté d’ « apprendre à apprendre », c’est l’école et les études qui doivent aider à l’acquérir, mais ensuite, elle dépend beaucoup de la manière dont un individu entend mener sa carrière.

Dans cette perspective, internet offre des possibilités presque infinie pour qui est prêt à y consacrer temps et énergie : les MOOC (massive open online course), les cours ouverts et à distances, permettent une formation continue en offrant à tous l’opportunité d’accroître le champ de ses connaissances.  Les personnes qui sauront utiliser la digitalisation de la société pour inventer, innover, améliorer, autrement dit, en créant de la valeur (matérielle ou immatérielle) ont un bel avenir devant elles ! ».

Les métiers de demain, au-delà des formations spécifiques qu’ils supposent, s’accompagneront de nombreuses compétences « transversales » : multilinguisme, adaptabilité, esprit d’initiative, volonté d’amélioration, pluridisciplinarité et spécialisation (paradoxalement)… Autrement dit, l’avenir appartient aux curieux !

Votre entreprise est-elle prête à supporter le choc de la transition digitale et de la nouvelle économie ? Répondez à une courte enquête.

Vous voulez en savoir plus sur les métiers de demain ? Inscrivez-vous à Brussels meets Brussels. José Zurstrassen y développera plus en détails sa vision sur les métiers liés à la Smart city.

Vous pouvez également découvrir Brussels Perspectives "Smart Human, Smart City", supplément thématique du magazine Bruxelles Métropole.

 

Cet article vous est proposé par Lise Nakhlé, Conseiller Aménagement du territoire, 01.10.2015.

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