Les enjeux d’une élection capitale

Les préoccupations des entreprises au programme des partis

Exercice imposé, à l’instar du programme du concours Reine Elisabeth, le mémorandum est l’occasion de sonder les entreprises membres, leurs dirigeants ainsi que les différents secteurs actifs à Bruxelles et de leur offrir un porte-voix efficace quant à leurs préoccupations et leurs priorités. Sans surprise, la mobilité figure en tête, directement suivie par la fiscalité locale et les charges patronales puis encore par les mesures de soutien et d’embauche.

Vous êtes presque 1.200 à avoir pris la peine de répondre à un questionnaire complet sur la situation socio-économique régionale bruxelloise. Le moins que l’on puisse dire, c’est que vous êtes globalement insatisfait des politiques menées durant les dix dernières années (55%). Les tirs se concentrent sur la mobilité qui impacte durablement la compétitivité des entreprises, mais aussi les charges patronales, beaucoup trop élevées par rapport aux voisins, et une fiscalité locale pénalisante.

Relayée par les 200 dirigeants d’entreprises rencontrés en petits groupes, mais aussi par les fédérations sectorielles, votre analyse porte sur les enjeux importants que rencontre la Région de Bruxelles-Capitale : 6ème réforme de l’État et nouvelles compétences, boom démographique et conséquences, qualité de l’enseignement et décrochage scolaire, chômage et dualisation de la ville et, last but not least, un taux de croissance en berne depuis maintenant quelques années.

Mais votre travail n’a pas seulement relevé les défis, mais également identifiés les mesures indispensables à l’amélioration de la situation. Etre une région qui représente presque 20% du PIB national ne justifie plus les charges administratives et financières qui pèsent sur vos épaules. Il est temps pour qu’un juste retour revienne à celles et ceux qui font le pari d’investir au centre de tout, plutôt que de s’installer au milieu de nulle part, et dans toutes les matières.

C’est donc une nouvelle alliance entre emploi et enseignement que BECI appelle de ses vœux. Elle y contribue déjà depuis quelque temps à travers la fondation pour l’enseignement. Il faut casser la machine à produire du chômage et faire redémarrer l’ascenseur social qui est la clé de notre modèle démocratique. Pour ce faire, il faut également produire un choc de compétitivité car la qualification ne suffit pas seule à la création de l’emploi.

Ce choc passe par une résolution du problème de la congestion, qui selon l’OCDE pèse de 1 à 2% sur le PIB, soit exactement ce dont Bruxelles a besoin pour relancer son économie en berne. De plus, il faut absolument concentrer sur les 10 premiers emplois l’abandon partiel, idéalement total, temporairement, idéalement permanent, des charges et autres cotisations. Si les 100.000 indépendants et PME créaient chacun un emploi, seul resterait un chômage frictionnel à Bruxelles.

Que la Région vous en donne les moyens !

Découvrez notre mémorandum complet en ligne à partir du 21 mars à midi !

 

Cet article vous est proposé par Xavier Dehan, Coordinateur du Centre de Connaissance, le 21 mars 2013.

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