Back to Brussels : BECI salue la formation rapide d’un gouvernement de réforme(s)

A l’entame d’une nouvelle législature de 5 ans, Bruxelles fait face à de nombreux enjeux avec une certaine maturité.

Avec un budget qui passe de 3 à 4,5 milliards d’euros, les nouveaux dépositaires de la majorité parlementaire ont pris leurs responsabilités avec du bon, parfois de l’excellent, mais aussi du moins bon. Aujourd’hui le casting est connu : Rudi Vervoort à la tête de l’exécutif, flanqué de Didier Gosuin à l’économie et l’emploi ainsi que de Guy Vanhengel aux finances.

BECI retient plusieurs éléments de la déclaration de politique générale bruxelloise, notamment cette évidente volonté du nouveau gouvernement d’assurer enfin cette alliance emploi-enseignement que réclament les entreprises depuis longtemps. La reconnaissance faite en la primauté de l’économie pour garantir la création d’emploi est un plus qui n’est guère étayé dans le texte en revanche. A terme, la politique des groupes-cibles ne doit pas davantage entraîner trop de contraintes pour les entreprises.

Bémol également sur le choc de compétitivité réclamé par les entreprises dans le Mémorandum de BECI. Celui-ci réclame une véritable baisse du coût du travail et de la fiscalité. Force est de constater qu’il y a bien une mesure au bénéfice des Bruxellois avec la suppression de certains additionnels et autre taxe régionale, mais pas dans une proportion propre à assurer la relance. Sans doute faudra-t-il attendre davantage du niveau fédéral un support réel ? Pour autant, c’est avec un a priori confiant que BECI analyse les propositions d’actions.

Au rayon de la gouvernance – certainement un des points phares de l’accord–BECI accorde plusieurs bons points. Le rapprochement des très nombreuses institutions publiques chargées de missions très proches et parfois concurrentes en est un assurément. L’association des partenaires sociaux dans les processus de décision visant le développement économique en est un autre. Reconnaître que cet ensemble de réformes, flanquées de l’intégration des compétences liées à la 6e réforme, prendra dix ans, est une évidence.

Il y a aussi des zones d’ombre encore dans la déclaration, particulièrement en matière de budget, d’objectifs et d’indicateurs de performances, en ce compris dans des matières peu développées dans la déclaration. On notera que le caractère national et international de Bruxelles aurait pu être développé, au-delà du seul tourisme et, vaguement, du quartier européen. L’impression persistante de l’accord gouvernemental est celui d’un Paradis au bénéfice de ses seuls habitants. Pourtant Bruxelles n’est pas une île.

En tout état de cause, le mot d’ordre est « confiance », à confirmer sur le terrain !


Cet article vous est proposé par Xavier Dehan, Coordinateur du Centre de Connaissance, le 02.09.2014.

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