Bruxelles a-t-elle gagné en crédibilité ?

Il y a un an, au lendemain d’élections que certains présentaient comme l’équivalent politique du Jugement Dernier, BECI saluait la formation de gouvernements de réforme(s), notamment à Bruxelles.

La déclaration de politique régionale de la nouvelle majorité bruxelloise était particulièrement ambitieuse et dense. BECI soulignait la crédibilité du propos. Aujourd’hui, qu’en est-il ? Malheureusement, peu d’éléments ont pu se concrétiser.

Budget

La 6e réforme de l’Etat impose des réformes.

La nouvelle loi spéciale de financement impose à Bruxelles de se rendre attractive aux yeux des ménages aux revenus qui contribueront significativement aux besoins du public régional et communal.

La proposition de tax shift risque fort de ne pas suffire. Par ailleurs, de toutes les réformes proposées, seule celle qui réorganise l’offre et le paysage institutionnel dans le domaine de l’économie va actuellement dans le bon sens.

Enseignement et formation

Dans la guerre aux talents qui fait rage, une autre préoccupation porte sur l’enseignement et la formation.

Un jeune sur cinq quitte l’obligatoire sans diplôme. Avec quelles chances de trouver un emploi ? La Ministre francophone de l’Enseignement a bien lancé les travaux de  son « Pacte d’Excellence », aux premiers effets pour… la mi-2016. Patience !

Ne soyons pas mauvaise langue. Les constats sont partagés, il faut du changement…

Les entreprises ont déjà pris les devants : depuis mars 2015, la Fondation pour l’Enseignement, dont BECI est partie prenante, permet à des dizaines de professeurs des écoles techniques et professionnels de se plonger dans les réalités de l’entreprise. D’autres entreprises s’engagent dans le volontariat. Il faut saluer l’Alliance for Youth lancée par Nestlé pour offrir aux jeunes 2600 opportunités d’emplois et de stages. Plusieurs membres de BECI en sont partenaires.

Attractivité économique

Concernant le renforcement de l’attractivité économique de Bruxelles, rien n’est simple.

On attend toujours le plan régional de développement durable, censé être la bible en matière d’aménagement du territoire. Il doit déterminer la place de l’entreprise dans une ville où le logement est devenu la fonction forte. Et que dire encore des dix nouveaux quartiers annoncés, sinon qu’ils sont autant d’annonces actuellement privées d’effets. Le temps bruxellois est-il si différent du temps du monde ?

Mobilité

Le meilleur pour la fin ?

La mobilité, ou plutôt l’immobilité, car si des moyens nouveaux sont disponibles, il y a encore loin de la coupe aux lèvres : la SNCB réduit sa déserte sur la ligne 26, le RER se fait toujours attendre, les ponts s’effritent à Reyers et à Léopold II, les taxis manifestent, le piétonnier avance, les cyclistes passent, les voitures pas. Mais réjouissons-nous quand même : les transports en commun investissent massivement : automatisation et extension du métro, tram vers l’UZ ou ailleurs.

Verre à moitié plein ou verre à moitié vide, chacun jugera. Reste seulement, ou encore, quatre ans !

 

Cet article vous est proposé par Xavier Dehan, Coordinateur du Centre de Connaissance – 02.06.2015.

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