La mobilité dans la zone métropolitaine

Les embouteillages coutent, annuellement, plus de 500 millions d’euros pendant les heures de pointe. Ils entraînent une perte de qualité de vie et provoquent 30 à 100% d’émissions de CO² ainsi que de fines particules. Chaque année, les embouteillages deviennent 5% plus longs.

Par rapport à l’an 2000, en 2015 nous passerons 1/3 de temps en plus sur les routes, nous conduirons 20% plus lentement et nous produirons 13% de CO² en plus. L’accroissement du trafic routier sera le plus élevé à Bruxelles par rapport aux autres régions. Chaque jour, on constatera des embouteillages de 160km de long en moyenne.

Bruxelles est une plaque tournante de routes nationales et internationales : quasiment chaque train belge passe par les tunnels de l'axe Nord-Sud dans le centre de Bruxelles, l’aéroport se situe dans la périphérie et les poids-lourds passent le long du Ring de Bruxelles. En conséquence, 12 des 25 « points noirs » de congestion en région flamande sont situés sur le Ring de Bruxelles. Ce Ring deviendra obsolète, insuffisant et dangereux, sans séparation de circulation de transit et de circulation locale, et sans réelle gestion du trafic.

Pour remédier à cette situation, il faudrait réaliser un “modal shift” vers des modes de transport plus collectifs et une rationalisation des flux de marchandises. Nous devrions non seulement gérer la mobilité d’une autre façon et investir dans le transport public de la zone bruxelloise métropolitaine, mais aussi améliorer la performance de l’infrastructure existante et utiliser, de manière optimale, le potentiel présent. BECI est d’avis que nous devrions être plus créatifs et plus flexibles. Nous devrons donc prendre pour point de départ une approche métropolitaine sur le plan de la mobilité et du transport des marchandises.

Une politique de transport globale devra voir le jour, et ce, de manière coordonnée et évaluée au niveau métropolitain. Une vision qui se limite aux seuls 19 communes ou uniquement à la banlieue, ne pourra jamais offrir une réponse suffisante.

Une politique de mobilité devrait viser le transfert modal et rationaliser l’utilisation des voitures. Pour faire un transfert modal, le facteur déterminant est la performance des alternatives, tel le réseau express régional (RER) - la pierre angulaire de la mobilité métropolitaine. Celle-ci devrait être complétée de façon stratégique avec des « smart traffic solutions », comme des trams, des métros et du « light rail », des facilités de     « park & ride » et des parkings de transit aux croisements des grands axes ou d’autres points stratégiques. BECI plaide en faveur des solutions « et-et » et non pas des         « ou-ou » telles que : des trams rapides, des pistes cyclables, un meilleur ring (etc.).

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Vision Mobilité Interrégionale BECI et VOKA