D’ores et déjà une belle et heureuse année 2020 !

Une bonne année 2020, en effet ! Car bien que 2020 paraisse encore très loin, bon nombre de projets pour Bruxelles doivent déjà avancer maintenant. En particulier le réseau RER de la SNCB mais, plus généralement, l’ensemble des plans qui prévoient une amélioration de la mobilité à Bruxelles. 2020, c’est déjà demain!

Ainsi, fin 2012, le projet RER-vélo a été lancé pour Bruxelles et ses environs : 15 pistes cyclables prioritaires devraient permettre de relier le domicile au lieu de travail et le domicile à l’école en créant un réseau de près de 400 km à Bruxelles-même, mais aussi en périphérie. L’objectif est évidemment d’accroître l’utilisation du vélo en proposant une infrastructure améliorée pour les cyclistes. Si 51 % des déplacements comportent moins de 5 km, le RER-vélo s’étend sur un rayon de 15 km autour de Bruxelles. D’ici 2020, nous devrions atteindre quelque 20 % de déplacements à vélo. C’est en tout cas ce que le plan Iris II et le Plan de mobilité de la Flandre prévoient.

BECI se réjouit de ce projet, résultat d’une concertation interrégionale entre la région de Bruxelles-Capitale et la région flamande ainsi que la province du Brabant flamand. Il est clair que les aspects pratiques et financiers de l’exécution de ce projet ont été bien réfléchis. L’accent ne sera pas placé sur l’aspect récréatif de l’utilisation du vélo en ville. Et pourtant, des pôles stratégiques présentant une portée suffisante ont été développés, là où de nombreux déplacements sur une courte distance sont possibles : la petite ceinture de Bruxelles, les zones de développement économique en périphérie flamande, les centres de formation, les zones d’emploi importantes, les centres commerciaux régionaux, et enfin, les parcs, les espaces verts et les centres récréatifs.

Il est évident que la société peut tirer profit d’une augmentation des déplacements à vélo. L’étude Timenco chiffre ce bénéfice de 220 à 480 EUR par personne et par an si l’utilisation du vélo passe des 4 % actuels à 20 % en 2020, sans oublier les effets bénéfiques sur la santé, la réduction de la pollution de l’air et des émissions de CO2, ainsi que l’allègement de la congestion du trafic routier. Certes, face à ces avantages, il faut également tenir compte des frais liés à la réalisation du réseau cycliste : on estime de 120 à 150 millions d’euros le coût de ces 398 km de pistes cyclables. L’étude établit qu’il s’agit là d’un rapport de 1/20 seulement comparé à un réseau RER ferroviaire, bien que ce soit en effet un investissement supplémentaire dont Bruxelles devra prendre près de 50 % à sa charge.

Un plan ambitieux, donc. Si BECI, de même que les autres organisations et partenaires sociaux, a accueilli positivement ce plan RER-vélo, elle souligne qu’il doit s’inscrire dans une politique cohérente et globale au sein de laquelle la promotion de la mobilité à vélo ne représente qu’un seul aspect. Ce n’est que lorsque les entreprises pourront se forger une idée concrète de l’ensemble des aspects de la multimobilité à Bruxelles  (transports en commun, stationnement sur la voie publique et les terrains privés, covoiturage, parkings en périphérie bruxelloise disposant de connexions aisées et abordables à un réseau efficace de métro et de transports publics, aspects fiscaux concernant l’ensemble des moyens de transport, politique d’assurance en la matière, etc.), qu’elles seront à même d’élaborer de façon efficace un plan de mobilité sur mesure pour leurs travailleurs.

L’étude Timenco n’a d’ailleurs pas qu’un seul mérite: si elle vise une réelle augmentation de l’utilisation du vélo, elle n’envisage pas de bannir les voitures du trafic en ville. Les solutions à la problématique de la mobilité à Bruxelles ne sont pas simples, bien au contraire. Un plan où l’utilisateur aurait le choix entre plusieurs moyens de transport et que les entreprises peuvent appliquer dans la pratique, en revanche, ne peut que recevoir le soutien des employeurs.

Dans le cadre des alternatives à la voiture pour les déplacements professionnels, Beci teste actuellement une solution originale et performante mise en œuvre par D’Ieteren et sa filiale Power to wheels, avec une série de vélos électriques. Les résultats de ce test seront communiqué au printemps.