Mobilité : annus horribilis

Depuis 2011, dans tous nos sondages, la mobilité caracole en tête des préoccupations des entrepreneurs bruxellois. Or, ces douze derniers mois n’ont guère apporté que de nouvelles perturbations à cet égard : démolition du viaduc Reyers, fermeture de tunnels en série, mise en place chaotique du piétonnier en centre-ville… Près de 85 % des personnes interrogées estiment que la situation s’est dégradée.

 3 thèmes

 Pas étonnant que la mobilité renforce encore son score de « priorité n° 1 » pour 64 % des sondés (contre 50 % en novembre 2015), devant les deux autres « habitués » de notre podium : la fiscalité régionale et communale (33 %) et la simplification administrative (32 %). En 4e position, on voit poindre l’image de Bruxelles (25 %) – ce qui reflète bien les inquiétudes après les attentats du mois de mars. Plus étonnant dans ce contexte : la sécurité n’arrive qu’en 7e position (18 %), derrière l’aide à l’investissement (22 %) et même… la propreté (19 %) !

 Graphique infrastructures

Pour compléter ce sondage, nous avons demandé pour la première fois aux entrepreneurs quelles étaient, à leurs yeux, les projets prioritaires en termes d’infrastructures. Trois chantiers se détachent nettement ; dans l’ordre : la rénovation des tunnels, l’achèvement du RER et l’aménagement de parkings de dissuasion.

 Des idées qui progressent

Toujours en lien avec la mobilité, l’idée d’un péage urbain ou d’une taxe kilométrique fait son chemin : les entrepreneurs sont désormais 43 % à la juger « intéressante » (contre 33 %) en novembre dernier). Visiblement, cette progression provient des indécis. Par ailleurs, 56 % des sondés sont également intéressés par l’idée d’un « budget mobilité » pour remplacer ou compléter le régime des voitures de société. 

Péage urbain