Le stationnement à Bruxelles

Le stationnement à Bruxelles : l'accessibilité est une priorité majeure pour les entreprises.

Le Gouvernement bruxellois était censé se pencher sur le futur plan de stationnement régional en octobre dernier. Après examen et une concertation avec une série de secteurs plus directement concernés — quand bien même le problème de stationnement à Bruxelles concerne en réalité tous les secteurs — BECI a cru bon de s'adresser à la presse. Le communiqué de presse que BECI a diffusé le 12 octobre n'a pas hésité à qualifier ‘d’anti-socio-économique et même d’anti-bruxellois’ le plan de gestion du stationnement concocté par la ministre Brigitte Grouwels.

Nous sommes toujours d'avis que ce coup de semonce était légitime. Non parce que le monde de l'entreprise ne serait pas en faveur d'une cohérence et d'une harmonisation au sein de la Région de Bruxelles-Capitale. Que du contraire, même. La tonalité du message se justifie plutôt par le caractère pour le moins inquiétant dudit plan pour nos entreprises.

La démarche de cette initiative était assez novatrice : avant de diffuser son communiqué de presse, BECI a amplement consulté et impliqué les divers secteurs du monde de l'entreprise. Quinze fédérations sectorielles ont signé, ce qui représente un soutien social et un front commun patronal pour le moins impressionnant. Les médias ont immédiatement remarqué le communiqué de presse, mais ils n’étaient pas les seuls : la ministre Grouwels a réagi de manière appropriée en invitant une délégation BECI nombreuse à son Cabinet au début décembre, pour débattre du sujet. Résultat de la rencontre : la création d'un groupe de travail rassemblant BECI, les organisations et les représentants de l'administration du Cabinet de la Mobilité.

Le groupe de travail a finalisé ses conclusions au terme d’une série de réunions de travail en janvier 2012. Il s’agit d’une trentaine de recommandations et de modifications de textes qui ont pour objectif de rendre le plan de gestion du stationnement à la fois plus clair et plus acceptable pour chaque partie prenante : les politiques, les entrepreneurs de la Région bruxelloise, les habitants et les personnes qui se rendent tous les jours à Bruxelles pour y travailler. Même les touristes n'ont pas été oubliés !

Nous reviendrons sur les résultats de manière plus détaillée ultérieurement, mais sachez qu'à ce stade, un de nos soucis principaux a été écarté : il n'est plus question de supprimer aveuglément 45.000 places de stationnement. En revanche, il faudra mieux réglementer un grand nombre de places de stationnement le long de la voie publique en vue d'assurer une meilleure mobilité et l'accessibilité indispensable dont les entreprises, leurs clients et leurs collaborateurs ont tant besoin.

Il y a un aspect pour lequel nous restons intransigeants : il est absurde de prévoir de nouvelles règles si l'on ne propose pas en même temps des alternatives valables, à savoir des transports en commun de meilleure qualité et plus nombreux ! 

Suivant »

Accéder à son lieu de travail, impossible demain ?
Un nouveau plan de stationnement pour Bruxelles