Communiqué de presse - 04.09.2014

Un plan de délestage pour le viaduc Reyers

8500 entreprises, commerces et indépendants directement impactés par les travaux

C’est décidé, le viaduc Reyers sera bientôt de l’histoire ancienne. Pourtant, cette relique d’un passé dédié au « tout à l’automobile » rendait jusqu’il y a quelques mois encore de fiers services... Le démolir revient à s’en prendre à un mastodonte, partie intégrante du paysage urbain et infrastructure structurante de la grande ceinture. Selon BECI, représentant des entreprises, commerces et indépendants bruxellois, on compte environ 8500 professionnels en bordure du viaduc et 33.500 véhicules qui l’empruntaient chaque jour : 15.500 véhicules en moyenne en direction de Meiser, et 18.000 dans l’autre sens. Quelles mesures de délestage pendant les travaux ?

Autant dire que trouver des solutions pour un tel volume de véhicules ne sera pas chose aisée. « Cela nous ramène à la grande problématique des alternatives de transport, mise en avant dans notre Livre Blanc de la mobilité » rappelle Xavier Dehan, coordinateur du Centre de connaissance de BECI. Déviations sur les voiries annexes, report vers le transport en commun, voire promotion du covoiturage, du vélo et de la moto, ou encore du télétravail... Les idées ne manquent pas, et certains de dire que tout est bon à prendre dans pareille situation. « Le virage sera certes difficile à négocier, mais pas impossible », précise-t-il.

Mais le trafic de transit ne sera pas le seul concerné. « Entre Montgomery et Meiser, sur un rayon de 500 mètres autour de la grande ceinture, pas moins de 8500 entreprises, commerces et indépendants seront directement impactés par ces travaux de longue durée », précise Xavier Dehan. Et d’ajouter, « outre la démolition du viaduc, ces entreprises devront compter avec un réaménagement du boulevard, avant le retour des bulldozers pour le tunnel tram-voiture sous la place Meiser... » Sans remettre en cause la décision de démolir le viaduc – sans doute logique dans une vision de la ville du 21e siècle – BECI craint la durée des travaux et les contretemps nombreux.

Un plan de mobilité rigoureux, une communication d’envergure et un soutien réel aux entreprises, commerces – surtout – et indépendants dans la zone sont sans doute les ingrédients indispensable pour limiter ces nuisances susceptibles d’affaiblir une activité économique qui n’en demandait pas tant... Ces mesures viendront certes gonfler à court terme une facture déjà conséquente, mais au bénéfice d’une ville correctement drainée et d’une activité économique mieux protégée...

Pour plus d'informations :
Xavier Dehan
+32 479 23 98 71

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BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issue du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.