100 idées pour 100.000 jobs - BECI adopte la « Blue Economy » pour Bruxelles

A l’occasion de la présentation de son rapport 2013 et de son événement annuel, BECI dévoile sa stratégie pour le développement économique de Bruxelles face à la crise qui se prolonge et impacte de plein fouet les entreprises de la Région. Avec 1.332 faillites en septembre, soit 29% de plus que l’an dernier à pareille époque, stimuler la capacité d’adaptation aux changements, qu’ils soient sociaux ou environnementaux est, plus que jamais, la priorité du moment. A l’avant-veille de la mère de toutes les élections, BECI propose le modèle de la Blue Economy.

« Nous vivons dans un monde qui change » indique Thierry Willemarck, le Président fraîchement élu de BECI, appellation commune à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’une part, l’Union des Entreprises de Bruxelles de l’autre. « Nous avons connu ces dernières années une crise économique et financière de grande ampleur, dont nous ne sommes d’ailleurs pas encore sortis » ajoute-t-il. Révolution technologique permanente, paysage économique transformé, contraintes environnementales renforcées entraînent la disparition ou la délocalisation de certaines activités. « D’autres apparaissent et se développent en revanche dans ce contexte et c’est vers elles qu’il faut se tourner » précise le nouveau patron des patrons bruxellois.

Ceci dit, le changement n’est pas une nouveauté. C’est toute l’histoire de l’humanité. De tout temps, le génie de l’homme a été de s’adapter et d’exploiter au mieux les ressources à sa disposition, en inventant des outils, de nouveaux objets, de nouvelles méthodes… Pour cela, il a souvent fallu changer de perspective, envisager les choses sous un autre angle. Cette capacité à s’adapter, à sortir d’un schéma de pensée établi pour trouver des solutions nouvelles, c’est aussi le propre des entreprises qui réussissent, qui innovent, qui découvrent de nouveaux modèles d’affaires, de nouveaux produits, explorent de nouveaux marchés.

« Notre monde a besoin de nouvelles idées et c’est pour cette raison que BECI a invité cette année Gunter Pauli » analyse Thierry Willemarck. Entrepreneur belge, ex-patron d’Ecover, Pauli est le père du concept de « Blue Economy ». Il fait partie de ces gens qui pensent plus loin, qui pensent autrement. « Malheureusement, il est sans doute plus connu dans le vaste monde que dans son propre pays ; ce que nous avons voulu rectifier en lui donnant la parole lors de notre événement annuel qui se tient à l’ULB ce soir » souligne le nouveau Président. Pauli fera aussi le bilan de son après-midi passée avec quelques dizaines de futurs professionnels.

La « Blue Economy », c’est une nouvelle approche du développement durable, qui ne repose pas sur la contrainte, la sanction, la réduction ou la décroissance, mais bien sur la création de valeur et sur le bien-être pour tous, avec un modèle économique fondé sur les principes des écosystèmes où rien ne se perd, où tout se transforme, où chaque déchet devient la matière première d’une autre production. « Le but est de réintroduire dans l’écologie des principes d’économie fondamentaux pour retrouver de la créativité » ajoute Gunter Pauli.

Quand on veut rénover des processus industriels, en incluant toute leur chaîne de valeur, on a besoin d’une réflexion globale, qui ne soit pas aveuglée par des objectifs de réduction des émissions ou des déchets, mais qui aille au-delà. Et quand on fait cette analyse plus large, on découvre des opportunités. Gunter Pauli invite à penser hors du cadre, au-delà des limites. Parce que, comme le rappelle le physicien Édouard Brézin, « ce n’est pas en cherchant à perfectionner la chandelle qu’on a inventé l’ampoule électrique ».

Message bien accueilli dans le chef de la nouvelle Ministre de l’économie et de l’emploi, Céline Fremault. « La Région bruxelloise crée 10.000 emplois nets chaque année malgré la crise, preuve s’il en est de sa capacité d’adaptation dynamique » rappelle, enthousiaste, la jeune Ministre. « Mais c’est le double qu’il faudrait pour offrir à chacun un emploi » ajoute-t-elle dans un appel à tous pour appliquer les principes de la « Blue Economy » : osons penser notre société dans 20 ans, stimuler notre créativité, développer de nouvelles activités comme indépendant ou en entreprise dans le privé comme dans le public, le marchand et le non marchand. « Bruxelles foisonne d’opportunités » conclut-elle.

Pour plus d’infos :
Olivier Willocx
+32 475 513 158

 

BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issue du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.