BECI lance le débat autour du défi démographique de Bruxelles

En marge de son Assemblée Générale de ce 4 octobre, qui vise à anticiper les défis et les opportunités de l'explosion démographique de Bruxelles, BECI a sondé les entreprises bruxelloises sur leur positionnement par rapport aux mutations majeures qui se dessinent. Il est plutôt rassurant d'apprendre que près de 44% d'entre elles ont déjà intégré le rajeunissement de Bruxelles et le défi démographique à leur réflexion stratégique.

1,3 millions d'habitants en 2040. Soit un accroissement de la population de plus de 25%. Le boom démographique et le rajeunissement de population que va connaître Bruxelles représentent des défis majeurs en termes d'enseignement, de mobilité et d'emploi, mais aussi une formidable opportunité économique. 69% des entreprises sondées par BECI estiment d'ailleurs que ce boom démographique est avant tout une opportunité. 18% le considèrent comme un défi pour l'entreprise et 13% concèdent en avoir peur. C'est surtout le défi en termes de mobilité (37%) qui apparaît comme prioritaire aux yeux des entrepreneurs bruxellois, suivi de l'enseignement et la formation (28%) et à bonne distance, de la sécurité (8%) ou du marché de l'emploi (7%). Si on traduit ces perceptions en priorités d'investissements, le sondage fait ressortir que les pouvoirs publics bruxellois devraient en priorité consacrer l'argent public à l'enseignement (36%), à la mobilité (28%) et l'emploi (11%).

Devoir d'anticipation

Mais le plus remarquable est sans doute la proactivité des répondants, puisque près de 44% des entreprises interrogées ont déjà intégré les défis démographiques à leur réflexion stratégique. "Nous nous réjouissons de constater que nombre d'entrepreneurs bruxellois prennent les devants. Ce chiffre nous conforte dans l'idée qu'il n'est certainement pas trop tôt pour lancer le débat des défis et opportunités de ce formidable boom démographique qui nous attend. Une fédération comme BECI se doit d'être proactive et d'appeler les différents acteurs, politiques et économiques, à prendre leurs responsabilités pour que ces mutations démographiques importantes, envisagées par une très large majorité d'entreprises avant tout comme une opportunité,  se révèlent effectivement être une chance pour tous," souligne Olivier Willocx, Administrateur Délégué de BECI.

Il est vrai que l'heure n'est pas aux tergiversations, en particulier dans le secteur de l'enseignement : les écoles bruxelloises devront être capables  d'absorber une croissance de 20% de la population scolaire entre 2007-2008 et 2020. 2020, c'est déjà presque demain. Lors de l'Assemblée Générale de BECI ce 4 octobre, Benoit Gérard, Partner chez Mc Kinsey, a présenté les principaux axes d'une étude sur la corrélation entre enseignement et développement économique en Région bruxelloise. Et a donné son avis sur les plans d'actions possibles pour améliorer le niveau de performances d'un système scolaire fréquemment jugé comme l'un des moins performants en Europe.

En matière de mobilité, Kris Lauwers, Deputy CEO de la STIB, a présenté son plaidoyer en faveur d'une seule politique de mobilité dans la zone métropolitaine dans et autour de Bruxelles, expliquant qu'une bonne partie des opportunités pour optimiser la mobilité dans Bruxelles se trouvent en périphérie de la capitale.

Le débat a également été rehaussé par la présence d'Eric Corijn, Chef du département géographie de la VUB, qui a exposé une série de faits et chiffres, et de l'architecte-urbaniste Joachim Declerck, qui a partagé sa vision sur la ville du futur.

Jean-Claude Daoust, Président de BECI, a lancé une série de pistes pour répondre aux défis importants pour les trois principaux chantiers que sont la mobilité, l'enseignement et l'emploi. Sur ce dernier point, le Président de BECI a rappelé l'absolue nécessité de disposer de chiffres mensuels précis et complets sur l'évolution du marché de l'emploi dans la Région bruxelloise.  Sachant que "mesurer ces gérer", il est en effet essentiel d'avoir une meilleure estimation des besoins des entreprises pour lutter effectivement contre les pénuries d'emplois, alors que subsistent d'importantes poches de chômage.  "La Belgique dispose pourtant d'un outil excellent : la banque-carrefour des entreprises. Cet outil pourrait  fournir chaque mois des informations précises sur le nombre de contrats de travail signés, par secteur et si possible par niveau d'enseignement."

Jean-Claude Daoust invite en particulier le monde politique à éviter le piège de l'autosatisfaction : "Certains nous disent que Bruxelles a déjà plutôt bien géré la croissance actuelle qui a porté sa population à 1.100.000 d'habitants. Permettez-moi de leur rappeler que le résultat de la gestion de la Région a entraîné un exode massif de la classe moyenne. L'enjeu est ici à la fois démographique mais aussi social !".

A la suite de cette Assemblée Générale placée sous le signe de 'Bruxelles 2040, l'explosion démographique : défis ... et opportunités", BECI souhaite entamer une concertation avec le monde politique, majorité comme opposition, sur les matières cruciales que sont l'enseignement et la formation, la mobilité ou l'aménagement  du territoire.  "Car l'explosion démographique qui s'annonce constitue une fantastique opportunité de développement pour Bruxelles, pour la zone métropolitaine et pour la Belgique," insiste Jean-Claude Daoust.


Soumia El Majdoub,

Media & Communication Manager de BECI

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BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issu du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.