Communiqué de presse - 02.11.2016

Un tiers seulement des entreprises sont créées par des femmes

BECI rejoint l’International Women Entrepreneurial Challenge afin de soutenir les entrepreneuses bruxelloises et belges

Alors que la problématique du plafond de verre est bien connue et continue d’interpeller, le faible accès des femmes à l’entrepreneuriat reste méconnu. Pourtant, en Belgique, à peine un tiers (31,3%) des entrepreneurs sont des femmes. Afin de renverser cette tendance, la Chambre de commerce de Barcelone s’est associée à la Chambre de commerce de Manhattan pour créer l’IWEC (International Women Entrepreneurial Challenge) en 2007. Cette initiative a pour objectif de réduire l’écart entre les genres et de soutenir les femmes qui se sont lancées ou qui souhaiteraient se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat. L’IWEC accueille chaque année un nouveau membre et c’est au tour de BECI, la Chambre de Commerce de Bruxelles, de s’associer à cette initiative. À cette occasion, et pour la première fois, trois entrepreneuses bruxelloises et belges seront mises à l’honneur. Elles partageront leur expérience au cours d’un séminaire de deux jours ponctué de nombreuses conférences.

Une problématique, plusieurs obstacles

La part de femmes parmi les travailleurs indépendants s’élève à 31,3% en Belgique, un chiffre dans la moyenne européenne. Les meilleurs élèves sont le Luxembourg (39%) et l’Autriche (35,4%). L’Italie (29,3%) et la Suède (27,5%) clôturent le classement, mais comme on peut le constater, l’écart avec la Belgique est faible. À l’échelle régionale, alors que la Région flamande (31,5%) et la Région wallonne (31%) sont proches de la moyenne nationale, la Région bruxelloise accuse un certain retard (27,6%). D’après le rapport réalisé par Actiris et impulse.brussels sur l’entrepreneuriat en Région de Bruxelles-Capitale, il faut y voir une raison démographique. En effet, le nombre d’indépendants de nationalité étrangère a plus que doublé ces dix dernières années. Les femmes indépendantes étant moins bien représentées parmi ces nouveaux arrivants, la proportion des entrepreneuses est plus faible à Bruxelles que dans les autres régions.

La Commission Européenne a relevé trois types d’obstacles à l’entrepreneuriat féminin. Les obstacles contextuels qui relèvent d’un mauvais choix de formation, du poids des stéréotypes et l’équilibre vie privée / vie professionnelle difficile. Les  freins économiques qui se manifestent par un accès difficile aux financements. Enfin, les obstacles « inhérents aux femmes » tels que la mauvaise perception de leurs compétences, l’absence de mentors et le manque de réseaux adéquats. Ces deux derniers facteurs font l’objet d’une attention particulière de l’IWEC.

Les nominées Belges de l’IWEC 2016 sont…

Les entrepreneuses éligibles sont tout d’abord les propriétaires ou actionnaires majoritaires d’une entreprise privée à caractère commercial. Elles doivent être quotidiennement impliquées dans la gestion des affaires. L’entreprise, elle-même doit exister depuis au moins trois ans et doit être active dans l’import ou l’export de biens ou services ou, tout au moins, une entreprise prête à développer ses affaires en dehors du pays. L’entreprise doit générer un revenu annuel équivalent ou supérieur à 1 500 000 dollars. Enfin, elle doit répondre à des critères éthiques et partager des valeurs telles que l’honnêteté, l’équité, l’objectivité et la responsabilité. Parmi les entrepreneuses qui répondaient à ces critères, BECI a retenu les trois personnalités féminines suivantes :

Les conseils des nominées

Il n’est pas évident de faire le premier pas vers l’entrepreneuriat comme le souligne Corinne Dumont, propriétaire de Sequoia : « Souvent les femmes ne croient pas suffisamment en elles. Un soutien externe est alors le bienvenu ». « D’autant plus que les femmes disposent de qualités particulièrement utiles pour gérer une entreprise telles que l’intelligence émotionnelle ou encore la capacité à se remettre en question », ajoute-t-elle.

Annemie Baeyaert, propriétaire de Resigrass partage cet avis : « Ne doutez pas de vous-même. Si vous souhaitez vraiment entreprendre, sachez qu’il existe de nombreuses formes de soutien ainsi que des entrepreneurs et entrepreneuses qui seront ravis de partager leurs  ‘do’s & don’ts’ avec vous afin de vous donner ce dernier petit coup de pouce. Les femmes disposent d’un talent naturel pour l’organisation. Elles ont cette juste dose d’intelligence émotionnelle, elles travaillent dur, sont empathiques et sont perfectionnistes. Ce sont là des compétences particulièrement importantes dans le développement de sa propre affaire. ‘Just do it’! ».

Ingrid Ceusters, Présidente exécutive du Groupe Hugo Ceusters y ajoute un soft skil : « La passion est une valeur ajoutée importante afin de mener une entreprise au sommet. C’est le moteur qui permet de diriger des personnes, de servir les clients et qui pousse à toujours aller de l’avant. La passion est la caractéristique universelle des femmes. Cela doit permettre de pouvoir s’épanouir pleinement. »

La force d’un réseau international

Les nominées ont accès à un réseau d’affaires international qui leur ouvrira les portes vers de nouveaux marchés à explorer. L’IWEC a pour objectif d’offrir de la visibilité, de la crédibilité et des responsabilités aux entrepreneuses. Outre les avantages du réseautage international, les membres de l’IWEC bénéficient d’un accès à des programmes de formations et peuvent profiter de l’expérience de mentors. La conférence qui se tiendra les 7 et 8 novembre 2016 est un bel exemple de la valeur-ajouté de l’IWEC. Les nominées des quatorze pays participants se retrouveront à Bruxelles où elles auront l’occasion de partager leur expérience avec d’autres « business women ». En outre, elles pourront bénéficier de l’énorme potentiel que représente la présence de nombreux entrepreneurs belges afin de dynamiser leurs affaires.

« C’est une fierté pour Bruxelles d’accueillir cette année l’IWEC, et de mettre à l’honneur des femmes du monde entier qui entreprennent. Des femmes qui, par leur talent et leur dynamisme, créent de l’activité, créent de la valeur et de l’emploi. Des femmes qui donnent l’exemple de la réussite », declare Thierry Willemarck, Président de BECI. « Elles sont de plus en plus nombreuses, dans tous les pays, dans toutes les cultures. Et l’essor de cet entreprenariat féminin démontre, s’il le fallait, que l’égalité des femmes et des hommes, dans l’entreprise comme dans les autres secteurs de notre société, est un gage de succès. »

La conférence donnera la parole aux nominées. Durant deux jours, des groupes de discussions prometteurs aborderont des thématiques sensibles et actuelles telles que la transformation digitale, la responsabilité sociétale avec l’intervention de personnalités du monde politique belge, d’institutions européennes, du monde des affaires ou encore des représentants de fédérations sectorielles (programme à consulter ici).

 

Pour plus d’informations :

Amy Kessels, Coordinatrice du projet pour BECI

Tél. : +32 2 643 78 32

E-mail: ake@beci.be