Communiqué de presse - 14.10.2016

Blocage du CETA ou comment se tirer une balle dans le pied

 Le refus du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles et du Parlement de Wallonie de déléguer les pleins pouvoirs au Gouvernement fédéral pour la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) est irresponsable. C’est aussi incompréhensible quand quelques heures auparavant les présidents de ces mêmes entités fédérées exhortaient les entreprises et plus particulièrement les PME  à oser la grande exportation lors de la visite d’Etat au Japon.

Le Canada est un partenaire économique important pour l’Union européenne et la Belgique, en ce compris pour les entités fédérées refusant la signature de l’accord commercial. Notre économie ouverte dépend à plus de 80% de ses exportations et un emploi sur six est directement lié au commerce extérieur.

Un blocage belge lors de la signature du CETA au niveau européen est catastrophique pour l’image internationale et la crédibilité de la Belgique envers ses partenaires canadiens, européens et internationaux. De plus, la crédibilité de la politique commerciale européenne sera sérieusement mise sous pression alors que l’UE est actuellement en négociation avec d’autres partenaires internationaux tels que les USA, le Japon ou encore la Chine.

Le CETA est un accord ambitieux et équilibré qui doit être analysé sur base de ses mérites propres.  Cet accord stimulera les échanges commerciaux et d’investissement bilatéraux et créera de nouvelles opportunités commerciales pour les entreprises – dont les PME - des trois régions.  Le texte de l’accord, complété par une déclaration interprétative, contient de nombreux aspects novateurs (en matière de développement durable notamment) et de nombreuses garanties qui constituent des réponses claires aux interrogations voire craintes qui ont été exprimées à son sujet. En outre, le CETA répond au mandat de négociation octroyé à la Commission européenne en 2009 et en 2011 par les Etats membres de l’UE, en ce compris par la Belgique et les partis actuellement opposés à l’accord. Ce blocage par plusieurs entités fédérées est incompréhensible au vu de l’implication des autorités politiques du niveau fédéral mais aussi des entités fédérées durant l’entièreté du processus de négociation de l’accord. 

Les employeurs appellent donc l’ensemble des autorités belges à se concerter le plus rapidement possible afin que la Belgique puisse signer l’accord de libre-échange EU-Canada, persuadés que pour tout le monde, la croissance, les investissements et l’emploi sont de première importance.

Contact:

BECI: Jan De Brabanter: 0499/58 88 45