01.02.2017

Brexit: une chance pour l'économie bruxelloise ? 

Le High Level Group a remis ce lundi au premier ministre Charles Michel le rapport contenant les recommandations afférentes au Brexit. Membre du High Level Group, BECI y a contribué directement.

Les Britanniques ont souhaité, le 23 juin 2016, que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne. Cette démarche suscite beaucoup d’incertitudes, notamment chez les entrepreneurs. Le vice-premier ministre et ministre de l’économie Kris Peeters a donc demandé la constitution d’un High Level Group, sous la présidence du Comte Paul Buysse. Le groupe se charge d’analyser les conséquences du Brexit sur l’économie belge. Il représente aussi l’économie de notre pays dans la préparation d’une transition aussi constructive que possible, suite au vote de sortie exprimé par les sujets de Sa Gracieuse Majesté. BECI participe activement à la concertation, défend les intérêts des entreprises bruxelloises et partage leurs inquiétudes.

BECI vous informe de l’avancement du dossier.

En tant que membre de l’Union européenne, la Belgique n’a, pas plus que les autres, intérêt à faire des cadeaux au membre sortant, mais à titre individuel, notre pays gagne à préserver une collaboration étroite. Les intérêts de la Belgique en tant qu’exportateur vers le Royaume-Uni sont en effet proportionnellement plus conséquents que ceux des autres États membres de l’UE. Il s’agit donc d’absorber autant que possible l’impact négatif du Brexit sur les entreprises belges. D’où la nécessité de mesures transitoires visant à réduire l’incertitude. L’attention devra en outre se porter sur les opportunités que le Brexit pourrait générer pour l’économie belge, plus particulièrement à Bruxelles. Le High Level Group plaide en faveur d’une sortie en douceur, sur la base d’une collaboration économique soutenue. Cela ne sera toutefois possible qu’avec des dispositions transitoires fondées sur des négociations transparentes, permettant à chaque intervenant de disposer d’une information exhaustive et, dès lors, d’éliminer une bonne part de flou et d’incertitudes.

Les atouts de Bruxelles   

BECI s’efforce de mettre en lumière les atouts de l’économie bruxelloise. Parmi ceux-ci, la proximité des institutions tant européennes qu’internationales, qui ont pour effet d’attirer à Bruxelles de nombreux citoyens hautement qualifiés et multilingues. Bruxelles se distingue en outre par son secteur immobilier attractif : les prix sont avantageux et l’espace est disponible immédiatement. Enfin, Bruxelles se situe à proximité de Londres et la liaison entre les deux villes est excellente. La capitale belge constitue donc un point d’ancrage intéressant, dont les entreprises, bruxelloises et autres, sauront tirer profit.

Du concret, pour Bruxelles

Le High Level Group a analysé l’impact et formulé une série de recommandations. Parmi elles, la possibilité de déplacer vers Bruxelles des sièges centraux d’institutions européennes actuellement installées au Royaume-Uni. On citera notamment l’Agence européenne des Médicaments (EMA) et l’Autorité bancaire européenne (EBA). Le déménagement de l’EMA se justifie d’autant plus que notre pays possède une forte concentration d’entreprises pharmaceutiques et de sites de recherche. Par ailleurs, l’arrivée de l’Autorité bancaire européenne apporterait un soutien appréciable à la place financière de Bruxelles. L’installation de ces grandes institutions dans la capitale belge aurait évidemment un impact positif sur l’ensemble de l’économie bruxelloise.

En dépit des recommandations proposées par la délégation belge dans le cénacle des négociations, il subsiste beaucoup d’incertitudes quant aux conséquences. Ce lien vous permet de consulter les Q&R, fruit des enquêtes menées par BECI, la FEB et d’autres organisations d’employeurs. Les réponses ont été validées et coordonnées par le SPF Économie.

À l’heure où le Brexit commence à prendre forme, BECI poursuit sa mission d’information via divers canaux pour vous tenir au courant de l’avancement du processus et des conséquences éventuelles des changements induits.

Le High Level Group maintient ses réunions régulières pour surveiller de près l’évolution des négociations et, le cas échéant, rectifier la politique préconisée ou les recommandations. Le rapport complet peut être téléchargé ici.