Bruxelles 2.0, il est plus que temps !

Rudi Vervoort doit désamorcer trois bombes d’ici 2014

Ce mardi, Rudi Vervoort, devient le nouveau Ministre-Président de la Région bruxelloise. Il remplace Charles Picqué qui a occupé la fonction près de 20 ans. Au-delà des nombreux bilans qui ont été dressés à l’occasion de la passation de pouvoir, BECI relève trois bombes potentiellement prêtes à exploser sur Bruxelles : institutionnelle, sociale et économique. L’organisation patronale invite à l’action urgente !

« La 1e bombe est institutionnelle » souligne Olivier Willocx, administrateur-délégué de BECI : « la 6e réforme de l’Etat comprend non seulement un transfert de compétences, qu’il faudra pouvoir gérer, mais aussi une opportunité de réformer les institutions intra régionales ». La responsabilisation, que certains évoquent, nécessite également des moyens : « ceux-ci ont été augmentés sans atteindre l’objectif des 700 millions par an » indique le porte-parole patronal. « Et sans être affectés à des objectifs suffisamment précis, comme la mobilité électrique » ajoute-t-il. Par ailleurs, ces moyens nouveaux ne permettent pas de faire l’impasse sur une réorganisation des institutions régionales pléthoriques. « Il faut chercher les économies d’échelles et fixer des indicateurs de résultats » martèle le représentant des entreprises bruxelloises.

« La 2e bombe est sociale » rappelle BECI. Avec une population qui passera de 951.000 habitants au plus bas en 1995 à 1.270.000 en 2020, c’est 45.000 places qu’il faut créer dans les écoles et 55.000 emplois « simplement pour maintenir le taux d’emploi, soit 53,8% des personnes entre 18 et 64 ans - le plus bas de Belgique » analyse Olivier Willocx. « Pour y répondre, il faut ouvrir une école et créer 1.000 emplois pour les seuls bruxellois tous les mois ! » ajoute encore le patron des patrons. Avec 65% des demandeurs d’emploi sans qualification et 18,9% des jeunes de 18 à 24 ans qui ont totalement décrochés de l’enseignement, le problème grandit quotidiennement. « On ne vote pas pour les représentants des deux Communautés, donc la réalité bruxelloise ne pèse pas lourd et les réponses sont, au mieux, insuffisantes » selon Willocx.

« La 3e bombe est économique » clôture l’administrateur délégué de BECI. « C’est celle que personne ne voit à force de répéter que Bruxelles représente 18,9% du PIB national et se classe 3e au niveau européen en terme de PIB/habitant ». Tout va donc très bien ? « Selon nos membres, l’insatisfaction vis-à-vis du gouvernement n’a jamais été aussi élevée » indique leur porte-parole. « Picqué le relève dans son bilan : peut mieux faire en terme de mobilité, la priorité n°1 des entreprises » ajoute-t-il. Mais il y a aussi la fiscalité et les démarches administratives trop pesantes. « Laissez-nous entreprendre » est le mot d’ordre d’Olivier Willocx qui parcourt des dossiers aussi divers que la 4G qui pénalise l’attractivité de Bruxelles, les charges d’urbanismes qui frappent les développements d’Audi, ou encore la suppression de parkings pour tous.

Pour plus d'informations :
Olivier Willocx – 0475 51 31 58

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BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issue du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.