Communiqué de presse - 16.07.2014

Bruxelles gagne en crédibilité

BECI salue la formation rapide d’un gouvernement de réforme(s)

A l’entame d’une nouvelle législature de 5 ans, Bruxelles fait face à de nombreux enjeux avec une certaine maturité, salue le représentant des entreprises bruxelloises. Pour y répondre, le gouvernement dispose de moyens financiers renforcés. Avec 725 millions pour les allocations familiales, 610 millions pour l’emploi et la confirmation de moyens additionnels pour la mobilité et la sécurité, les nouveaux dépositaires de la majorité parlementaire ont pris leurs responsabilités, avec du bon – parfois de l’excellent, mais aussi du moins bon.

« Tout d’abord, je retiens l’évidente volonté du nouveau gouvernement d’assurer enfin cette alliance emploi-enseignement que réclament les entreprises depuis longtemps maintenant » analyse Olivier Willocx, CEO de la Chambre de Commerce et d’Industrie et de l’Union des Entreprises de Bruxelles (BECI). « Et la reconnaissance faite en la primauté de l’économie pour garantir la création d’emploi » ajoute le patron des patrons bruxellois. A terme, la politique des groupes cible ne doit cependant pas entrainer trop de contraintes pour les entreprises.

Bémol également sur le choc de compétitivité réclamé par les entreprises dans le Mémorandum de BECI. Celui-ci réclame une véritable baisse du coût du travail et de la fiscalité. « Force est de constater qu’il y a bien une mesure au bénéfice des Bruxellois avec la suppression de certains additionnels et autre taxe régionale, mais pas dans une proportion propre à assurer la relance » constate Olivier Willocx. « Sans doute faudra-t-il attendre davantage du niveau fédéral un support réel » poursuit l’administrateur délégué de BECI.

Au rayon de la gouvernance, BECI accorde quelques bons points. « Enfin, voit-on pointer la volonté d’obtenir des rendements d’échelle par le rapprochement des très nombreuses institutions publiques chargées de missions très proches et parfois concurrentes » souligne le porte-parole des entreprises bruxelloises. La remise en cause de politiques vieilles de 25 ans est également nécessaire. « Et d’associer les partenaires sociaux dans les processus visant le développement économique » se félicite Olivier Willocx.

Toutefois, il convient rapidement de fixer des objectifs et des indicateurs de performances, en ce compris dans des matières peu développées dans la déclaration. « Je pense, notamment, au caractère national et, plus encore, international de Bruxelles qui ne pourra pas se construire tel un Paradis au bénéfice de ses seuls insulaires » insiste le représentant des entreprises bruxelloises. A cet égard, un monitoring de l’état d’avancement des différentes actions doit être réalisé. « Sans doute qu’un bureau du plan régional peut y contribuer. »

« Notons également ce qu’il n’y a pas dans la déclaration, ou trop peu » ajoute encore Olivier Willocx. Il y va ainsi de la coordination interrégionale ou avec le fédéral « d’une prudence de Sioux » qualifie l’administrateur délégué de BECI. Ou encore le chiffrage des différentes actions proposées en rapport avec les mesures budgétaires imposées par l’Europe, ajoute-t-il. « Malgré des mesures qui font peur – en mobilité ou en fiscalité immobilière, force est de constater qu’on va dans le bon sens » conclut le représentant patronal. A voir sur le terrain…

Contacts
Jan De Brabanter
0499/58.88.45,
Olivier Willocx
0475/51.31.58

BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issue du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.