Bruxelles : un défi « Capitale »

Les préoccupations des entreprises au programme des élections

A deux mois des élections régionale, fédérale et européenne, la Chambre de Commerce et d’Industrie ainsi que l’Union des Entreprises de Bruxelles présentent leur mémorandum commun. Pas moins de 1.500 experts, cadres et dirigeants d’entreprises, indépendants et professions libérales francophones et néerlandophones ont fixé les priorités d’un rendez-vous « Capitale » pour Bruxelles. Un seul objectif : assurer la relance de l’appareil économique au centre du dispositif belge et garantir l’emploi.

« Notre objectif est de provoquer une relance économique au niveau régional et fédéral » ouvre d’emblée le Président de BECI, Thierry Willemarck. Le représentant des entreprises bruxelloises précise « La Banque nationale a récemment sorti ses chiffres économiques au niveau régional : ils sont mauvais ! » Et Paul De Grauwe a également indiqué, en début d’année, que la régionalisation n’avait – à ce jour – apporté aucun point de croissance supplémentaire.

Améliorer l’attractivité de la ville et stimuler l’exportation de services à haute valeur ajoutée figure comme élément essentiel au programme, indique le Président de BECI. Pour relancer la machine, il faut également investir dans les secteurs qui différencient Bruxelles des autres régions : les TIC et, particulièrement, la sécurité informatique ainsi que les industries créatives. Idem dans  le couple tourisme-commerce au sens le plus large. Ensemble, ces secteurs représentent de l’ordre de 100.000 emplois.

En outre, « selon les cas, les salaires sont de 5 à 20% plus chers que dans les pays limitrophes » analyse Olivier Willocx, administrateur délégué. « Et les taxes de 28 à 38% plus chers à Bruxelles, par rapport à la Flandre et la Wallonie – au niveau communal » ajoute encore le représentant des entreprises bruxelloises. « Ramener ce différentiel local à une juste proportion serait un pas dans la bonne direction, tout comme baisser les charges patronales de 33% à 25% » ajoute le CEO de BECI.

Et comment ne pas prendre – enfin – en compte le très réel problème de la qualification s’interroge Thierry Willemarck ? Un jeune sur cinq quitte l’enseignement obligatoire sans diplôme. « Dans une économie de la connaissance, les entreprises cherchent des  jeunes motivés, compétents et engagés. Il est grand temps que  les filières de formation qu’on leur offre soient à la source de leur inspiration et assurent à nouveau leur rôle d’ascenseur social » ajoute le Président de BECI qui en appelle à une véritable «alliance emploi-enseignement ».

Qui plus est, résoudre la question de la mobilité est aussi une forme de relance économique. « La congestion nous coûte 1 à 2% de PIB annuellement » précise BECI. Et de renvoyer à son Livre Blanc qui est désormais la référence. « Améliorer la relation entre économie et environnement est également à l’agenda, car cette dernière est trop souvent génératrice de contraintes sans être assez une source d’opportunités» ajoute Olivier Willocx. Le COBRACE ou le dossier de la 4G en sont les meilleurs exemples.

Impossible enfin de faire l’impasse sur la 6e réforme de l’Etat et ce qu’elle implique pour la gestion quotidienne des entreprises et des citoyens. « Cette réforme change définitivement la donne à Bruxelles. La Région doit se réorganiser rapidement, viser les économies d’échelles pour ne pas alourdir ses coûts de fonctionnement, et impérativement coordonner ses actions avec les deux autres Régions, notamment au sein de la Communauté urbaine » conclut le Président de BECI.

 

Contact :
Olivier Willocx
+32 475 513 158

BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est l’appellation commune de la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.