Communiqué de presse - 29.03.2017

Budget mobilité : la formule ‘cash for car’ manque sa cible

Nous avons appris, en date du 23 mars, que le gouvernement fédéral a fait appel à un partenaire externe pour rédiger un avant-projet de loi par lequel la voiture de société pourrait être convertie en rémunération nette. Ceci clarifie d’emblée l’ambition du gouvernement fédéral en matière de budget mobilité : ‘cash for car’.

BECI estime pour sa part que la démarche manque d’ambition. « La formule se résume à un choix entre de l’argent et une voiture de société, plutôt que de concevoir un véritable budget mobilité qui offrirait aux travailleurs le choix entre divers modes de transport tels qu’une voiture, bien sûr, mais aussi un vélo (électrique) et un abonnement aux transports en commun », déclare Ischa Lambrechts, Conseiller Mobilité chez BECI.

Par-delà le problème fiscal d’une conversion de la valeur d’une voiture de société en rémunération nette, il paraît bien improbable que pareille mesure puisse répondre aux défis de la mobilité actuels. Les premières estimations du montant net se situent entre 200 et 400 euros. BECI pense que si la somme est trop faible, le travailleur continuera d’opter pour le véhicule de société. Et si le montant est plus élevé, il pourrait inciter le travailleur à financer l’achat d’une voiture privée.

BECI rappelle sa proposition d’intégrer dans le budget mobilité la possibilité d’une intervention dans le loyer ou l’hypothèque, pour autant que le travailleur accepte de se domicilier à proximité de son lieu de travail. Cette suggestion n’apporte pas seulement une solution efficace au problème de la mobilité par une réduction de la distance entre le domicile et le lieu travail, elle contribue par ailleurs à limiter l’exode de la classe moyenne belge hors des villes.

 « Cash for car risque donc de devenir une opération blanche : elle ne réduira en rien le nombre de véhicules sur la route. La possibilité d’une rémunération nette supplémentaire peut certes faire partie du budget mobilité, mais pour réduire les encombrements routiers, le travailleur doit se voir proposer d’autres façons de se déplacer que la voiture. Les projets du gouvernement ne vont pas dans ce sens », conclut Olivier Willocx, administrateur délégué de BECI.

 

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Ischa Lambrechts
Conseiller Mobilité
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