Communiqué de presse - 28.05.2014

Concertation des Employeurs Interprofessionnels (CEI)

Déclaration commune adressée aux négociateurs prenant part à la formation d'un gouvernement

Les organisations patronales, réunies au sein de la Concertation des employeurs interprofessionnels, pensent que la prochaine législature doit être entièrement axée sur le volet socio-économique.

A cet effet, doit être menée au cours des cinq prochaines années une politique ferme, axée sur l'harmonisation et la collaboration entre tous les niveaux de pouvoir. La sixième réforme de l'Etat doit elle aussi être exécutée avec détermination pour pouvoir entrer le plus efficacement possible en vigueur sans chaos, complexité, insécurité juridique, ni charges supplémentaires pour les entreprises.

Par ailleurs, les organisations patronales affirment que les points clés suivants, dont le but est le renforcement durable de la compétitivité, du climat d'entreprise et du tissu économique en vue de créer de l'emploi et du bien-être, doivent être privilégiés dans toutes les négociations gouvernementales :

Une réduction des coûts salariaux par une baisse forte et linéaire des charges sur le travail, qui ne se traduit pas par une augmentation d'autres charges pour les entreprises. Simultanément, la loi du 26 juillet 1996 sur la compétitivité doit être rectifiée pour résorber (plus vite) le handicap du coût salarial et éviter que les réductions de charges se transforment en augmentations salariales.

Une ‘norme énergétique', qui compare régulièrement tous les composants des coûts énergétiques de la Belgique à ceux d'autres pays, doit veiller in fine à ce que les coûts énergétiques de nos entreprises ne dépassent pas la moyenne des pays voisins.

Un pacte énergétique interfédéral garantit une politique cohérente à tous les niveaux et évite qu'une baisse des taxes au niveau fédéral ou régional par ex. soit annulée par une augmentation des coûts à d'autres niveaux.

Un pacte d'efficience global doit générer des pouvoirs publics 'allégés' et efficaces et réduire l'emprise publique; dans ce contexte, il convient de définir avec les fonctionnaires dirigeants des objectifs globaux (par ex. au moins 1% de gain d'efficience par pouvoir public à tous les niveaux) que les différents pouvoirs se répartissent entre eux et concrétisent en interne, avec des accords sur les postes où peuvent être réalisés les économies et les gains d'efficacité.

Un système de monitoring assure le suivi de la réalisation des objectifs et accords.

Une politique fiscale favorable aux entreprises et aux investissements garantit la stabilité, la sécurité juridique et la simplicité et élimine la concurrence fiscale entre le secteur privé et le secteur public.

Un plan de mobilité global doit améliorer notre infrastructure de circulation et de transport et en augmenter l'utilisation en intégrant tous les modes de transport et en adaptant mieux l'offre aux besoins économiques.

Un marché du travail dynamique et un droit du travail moderne, adaptés aux besoins du 21ème siècle, doivent soutenir la croissance et l'emploi, favoriser l'embauche et la mobilité et activer le potentiel de main-d'œuvre disponible.
L'objectif est de réaliser la conversion vers la flexicurité: de la sécurité d'emploi à la sécurité dans l'emploi de sorte que le licenciement et le chômage ne constituent plus une menace, mais une transition vers un nouvel emploi.

Une sécurité sociale efficace et financièrement viable implique un meilleur équilibre entre assurance et solidarité, entre assistance et responsabilité propre, entre droits et obligations, avec des interventions accordées à ceux qui en ont vraiment besoin.

Une approche tournée vers l'avenir doit apporter une réponse appropriée aux évolutions démographiques, telles que le vieillissement.

L'utilisation efficace des moyens limités implique de faire des choix, de rationaliser les dépenses et de réaliser des gains d'efficience.

 

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