Communiqué de presse - 04.05.2015

FEB, Unizo, UWE, VOKA, Boerenbond et BECI soutiennent la poursuite des négociations pour le traité transatlantique (TTIP)

En réaction aux informations parues ce jour dans la presse au sujet des négociations entre l’UE et les USA en vue d’un éventuel Accord commercial et d’investissement (TTIP), les organisations d’employeurs FEB, UWE, BECI, VOKA, UNIZO et Boerenbond tiennent à préciser ce qui suit.

Les USA constituent un partenaire commercial crucial pour l’UE et pour la Belgique (5e marché à l’exportation et 4e fournisseur). Plus de 500 entreprises belges sont déjà actives aux États-Unis et vice-versa, ce qui constitue des centaines de milliers d’emplois. Ces échanges doivent être renforcés dans une logique win-win. De plus, il est important pour l‘UE de ne pas se marginaliser, à l’heure où de nombreuses alliances commerciales se négocient à travers le monde et alors qu’on parle ici de l’élaboration d’un accord de partenariat équilibré avec un partenaire commercial historique, stratégique et de premier plan pour l’UE. Il est important de rappeler qu’il n’existe toujours pas de projet d’accord TTIP. Néanmoins, sur base des informations disponibles, et au nom des entreprises de toutes tailles et de tous les secteurs qu’elles représentent, les organisations d’employeurs soutiennent la poursuite des négociations, au cours desquelles la Belgique et l’UE doivent mettre en avant leurs intérêts tant offensifs que défensifs.

Les employeurs souhaitent que les négociations en cours débouchent sur un accord large, ambitieux et équilibré.

Un tel TTIP peut entraîner :

- des flux d'échanges et d'investissements plus efficients, grâce à la suppression des droits de douane, à un traitement accéléré des dossiers d'exportation et à la simplification et la prévisibilité des procédures douanières. Cela permettra d'économiser du temps et des frais qui, sans cela, se répercutent sur le prix du produit. Ceci est particulièrement important afin de créer de nouvelles opportunités pour les nombreuses PME industrielles et de services dont les possibilités d’exportation vers les USA sont actuellement limitées par les barrières à l’entrée, tarifaires et non tarifaires.

- des flux d'échanges et d'investissements plus aisés, grâce à une coopération réglementaire au cas par cas et, là où cela est possible, à une simplification des procédures et donc une réduction des coûts de conformité ; et ce, sans revoir les normes à la baisse et en accordant une attention particulière aux PME lors du processus d'harmonisation des normes.

- de nouvelles opportunités économiques, e.a. en ce qui concerne un accès plus large aux marchés publics américains.

Néanmoins, ce soutien ne signifie nullement qu’il faille conclure un TTIP à n’importe quel prix. Le concept de « level playing field » est primordial à cet égard : les entrepreneurs – même ceux qui ne sont actifs que localement – doivent pouvoir se battre à armes égales avec leurs concurrents qui, grâce à l'accord, pourront être plus facilement actifs sur le marché européen. La négociation est toujours en cours, et il faudra évaluer le résultat final en bout de course. L'objectif est de créer de nouvelles opportunités fondées sur des échanges équitables dans le cadre d’un level playing field, de manière souple et efficace, et à moindre coût.

Contact FEB

Sophie Sine
Attachée de presse
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