Communiqué de presse 13.01.2015

Jusqu’à 13 fois plus d’abonnés au Carsharing si l’on s’inspire du modèle Autolib’

BECI demande une révision de l’Arrêté Carsharing du 21 mars 2013 selon lequel « chaque véhicule à moteur partagé dispose d'une place de stationnement à une station fixe, où l'usager va chercher le véhicule qu'il a réservé et où il va le remettre au terme de chaque utilisation. »

« Imagineriez-vous utiliser un Villo en suivant les mêmes règles que celles appliquées au Carsharing ? Pas une seule seconde. Continuer à payer même lorsque vous êtes garé et devoir reconduire le véhicule à sa station de départ freine sensiblement le développement des services de Carsharing en Région de Bruxelles-Capitale. Dans les autres villes européennes en revanche, le système explose ! »

Selon Vincent Campeol, Conseiller Mobilité chez BECI, les services de Carsharing ne sont aujourd’hui pertinents que dans le cas d’allers-retours purs et simples. Pour Cambio, c’est moins dommageable étant donné qu’ils ciblent en priorité les trajets interurbains de moyenne distance, mais pour Zen Car, le service de Carsharing électrique urbain, c’est une autre histoire...

Il existe en effet trois types de Carsharing, le système « fermé » ou de « boucle » implique que l’on ramène le véhicule à sa station de départ. Le système « ouvert » ou « trace directe » permet à l’utilisateur de rejoindre une autre station, comme on le fait en Villo. Enfin, le système « Free floating », permet à l’utilisateur « d’abandonner » le véhicule n’importe où dans la ville.

Pour les usages ponctuels et les petits rouleurs, le Carsharing reste pratique et intéressant financièrement, même dans sa configuration actuelle... Mais ce modèle montre rapidement ses limites pour des besoins plus fréquents, qu’ils soient professionnels ou de loisir. Le manque de flexibilité perçu et sa base légale sont des freins évidents au succès de cette alternative. « Un service de Carsharing urbain n’a de raison d’être que s’il est ouvert » ajoute Vincent Campeol.

Selon une étude de l’agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), le système fermé n’est pertinent que dans le cas d’une boucle de longue distance, c’est-à-dire sur le modèle de Cambio. En zone urbaine en revanche, où la flexibilité est condition sine qua non de succès, on passe à côté de l’objectif : « continuer à réserver le véhicule quand il est stationné alors qu’il pourrait servir à d’autres personnes est contre-productif », précise Vincent Campeol.

La trop grande compétitivité des voitures partagées vis-à-vis du transport public serait une des raisons de ce « bridage ». De plus, un véhicule partagé en système ouvert ne remplacerait « que » 3 voitures particulières, contre 7 en système fermé. « Quelques rares personnes délaisseront peut-être le bus pour la voiture partagée, mais combien laisseront leur voiture au garage ? Un système ouvert à succès sera toujours plus bénéfique qu’un Carsharing fermé peu utilisé », précise Vincent Campeol.

Et d’ajouter « Paris avec Autolib’, Lyon et Bluely, ou encore Grenoble et CitéLib sont autant d’exemples de villes qui ont réussi à conjuguer Carsharing attractif en trace directe et transport public performant ». Le marché est assez mûr pour enfin débrider le Carsharing à Bruxelles, il serait une alternative bienvenue pour épauler la STIB dans l’absorption de la croissance des voyageurs. « Autolib’ a aujourd’hui un réseau 13 fois plus développé que Zen Car pour un million d’habitants ».

Pour plus d'informations :
Vincent Campeol – 0496 875 024

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