Communiqué de presse - 08.12.2014

Jusqu’à 2.000 emplois en moins à Bruxelles

BECI chiffre le coût de la grève et son impact sur l’emploi

La grève tournante, organisée sur tout le Brabant ce lundi 8 décembre 2014 par les syndicats, pèsera jusqu’à 200 millions d’euros aux indépendants et aux entreprises et représentera la destruction équivalente de 2.000 emplois à Bruxelles s’il atteint 100% des activités économiques produisant de la valeur dans la seule capitale. BECI dénonce l’absence de volonté de concertation face à des mesures difficiles, mais nécessaires pour sauvegarder le bon fonctionnement de l’Etat et de la sécurité sociale.

Démonstration : « Prenez le PIB belge, établit l’an dernier autour de 400 milliards, et rapportez le à équivalent par jour – sans tenir compte des repos hebdomadaires et autres jours fériés. Puis encore au poids de Bruxelles, soit 18,9% et vous obtiendrez à peu près 200 millions d’euros » calcule Olivier Willocx, porte-parole de la Chambre de Commerce et de l’Union des Entreprises de Bruxelles. « Au plus haut sera le taux de succès de la grève, au plus on détruira de la valeur jusqu’à ce niveau » ajoute-t-il.

« Faites le même calcul pour l’emploi, en considérant le chiffre généralement admis de 100.000 euros de valeur par poste, vous obtiendrez 2.000 emplois supprimés par le seul fait de cette journée passée à protester plutôt qu’à chercher les meilleures voies possibles pour sortir de l’impasse financière, dans laquelle 25 ans d’inaction politique ont mené la Belgique jusqu’à aujourd’hui » appuie encore l’administrateur délégué de BECI. 2000 emplois, c’est l’équivalent d’une grande entreprise…

« La peur est souvent mauvaise conseillère » rappelle Olivier Willocx, administrateur délégué de BECI. « C’est la peur que propagent actuellement les leaders syndicaux afin de stimuler les travailleurs à manifester et à faire la grève » ajoute le porte-parole des entreprises bruxelloises. Leurs arguments font penser à ces climato-sceptiques qui, sans lire aucune étude sérieuse, se parent d’un manteau de vertus pour défendre l’immobilisme. « Or, ne rien faire n’est pas une option, sinon on va dans le mur ».

« Voyons les faits et rien que les faits » analyse le représentant des entreprises bruxellois. Notre dette est de 425 milliards d’euros, montant qui paralyse les pouvoirs publics, sans plus de marge vis-à-vis de l’Europe. Ce montant représente 105% de la valeur ajoutée générée par an en Belgique, soit un niveau que nous ne connaissions plus depuis 20 ans. « Si encore la croissance permettrait de réduire naturellement ce ratio, mais elle est en berne depuis des années maintenant » ajoute BECI.

« Dans une économie ouverte, dépendante à 85% de l’étranger proche et lointain, pensez-vous sérieusement que nos clients continueront à acquérir nos produits et services, régulièrement plus chers ? » interroge Olivier Willocx. La réponse est non. Il en va même du particulier. En effet, pourquoi acheter aujourd’hui un produit qui demain sera moins cher ? On appelle ça la déflation. Bref, la Belgique perd des parts de marchés et sa consommation intérieure est au plus mal. Le crash, c’est maintenant !

Trois recommandations. D’abord, forger les conditions de la croissance, notamment par l’abaissement des charges sociales exorbitantes. « Il s’agit juste de nous ramener à un niveau compétitif, ce n’est pas ce que j’appelle un cadeau » martèle le porte-parole de BECI. Ensuite, renforcer le capital humain, le seul valable dans l’économie de la connaissance. Enfin, intégrer Bruxelles dans une communauté métropolitaine. « L’avenir est aux villes et leur hinterland » souligne encore Willocx.

« Contrairement à la pensée unique de la rue, aucun patron n’est contre l’emploi : il a seulement besoin de confiance pour investir et recruter » ajoute l’administrateur délégué de BECI qui rappelle sa campagne « We love jobs ». Provoquer la relance ne se fera jamais par des manifestations ou des grèves. Il faut prendre des mesures nécessaires pour restaurer les conditions d’une croissance, seule à même de garantir l’emploi et le financement de la sécurité sociale, ciments d’un Etat démocratique.

Pour plus d'informations :

Olivier Willocx – 0475 51 31 58

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BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issue du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.