Communiqué de presse - 27.04.2016

La Commission tunnels publie son rapport définitif. BECI répond : au travail !

Un manque notable d’investissements en entretien : c’est ce qu’il ressort en substance des échanges de ces dernières semaines. Mais à la question « qui est le coupable ? » la réponse n’est pas claire. « À la fois tout le monde et personne... », répond Thierry Willemarck, Président de BECI. Politiques, administration, tous se rejettent la balle et pointent finalement du doigt des manquements plutôt liés aux procédures...

Pour Thierry Willemarck, « C’est surtout la gouvernance publique qui montre des manquements ». La gestion des infrastructures peut être considérée comme une mission de base, comme l’est la justice, la santé, ou encore l’éducation... « Nous ne demandons pas l’impossible au gouvernement, juste de se concentrer sur ses missions premières, et de le faire bien ». Et d’ajouter : « le Parlement joue-t-il véritablement son rôle de contrôle ? Je ne pense pas. Les équilibres politiques imposent une certaine complaisance de l’opposition ».

Pourtant il y avait matière à critiquer... Les conséquences dépasseront sans doute les limites de l’imaginable. « Prenez le tunnel Rogier : devrons-nous un jour démonter une place à peine terminée ? Imaginez aussi l’ampleur des travaux s’il fallait ouvrir Montgomery : son rond-point, son métro... ». Pourtant les occasions d’ouvrir les yeux n’ont pas manquées : jusque récemment avec le master-plan tunnel d’Egis... « Ce master-plan, connu de tous, vu de personne », ironise Thierry Willemarck.

Une conclusion fait semble-t-il l’unanimité : l’administration manque de moyens. « Et c’est vrai qu’il est étonnant, dans une ville où la mobilité est une priorité, de ne pas avoir une administration à la hauteur du défi », ajoute Thierry Willemarck. Bruxelles Mobilité elle-même n’a pourtant pas manqué d’appeler à plus de moyens, sans suite au gouvernement. « Pourquoi ne pas chercher l’inspiration du côté de Londres pour former avec la STIB un TFL bruxellois ? » se demande Thierry Willemarck.

Quant au budget, c’est un faux problème. Choisir, c’est renoncer : renoncer à certains ouvrages, renoncer à certaines dépenses. Mieux encore, le gouvernement aurait pu dépenser l’entièreté du budget dont il disposait, ce qui n’a pas toujours été fait. Un faux problème également parce qu’on a manqué d’imagination : pourquoi n’a-t-on jamais créé de « Sofico » bruxellois ? Financé par une redevance (prélèvement kilométrique ?) et en charge des investissements, marchés de services et autres crédits, à la BEI ou ailleurs.

Cette crise fait plus que jamais prendre conscience du coût de la mobilité. Payer plus pour sa mobilité pourrait être compréhensible à condition d’une stratégie de développement ambitieuse de la mobilité Bruxelloise. Plus que d’un plan de rénovation des tunnels (c’était la moindre des choses), nous attendons toujours un programme intégré et budgété à 15 ans (pas un plan) pour décongestionner Bruxelles. L’heure n’est plus à l’attente mais aux décisions. Les solutions ? On les connait. Les benchmarks ? Ils sont nombreux. Les résultats ? Connus : que le gouvernement se mette maintenant au travail, c’est urgent !

Lien vers le rapport de la commission spéciale :

http://weblex.irisnet.be/data/crb/doc/2015-16/128784/images.pdf

Pour plus d'informations

Olivier Willocx – 0475 51 31 58