Les organisations patronales proposent une solution globale dans le dossier ouvriers-employés

Les organisations patronales représentées au sein de la Concertation des employeurs interprofessionnels (CEI) unissent leurs forces pour pointer les conséquences catastrophiques pour notre pays d’un alignement à la hausse dans le dossier ouvriers‑employés. En voulant élaborer une solution qui regroupe les aspects les plus favorables des deux statuts dans un statut unique, on expose les entreprises à un handicap supplémentaire en termes de coûts salariaux de 2 à 4% en moyenne ainsi qu’à un handicap en matière de droit du travail. Dans les secteurs et entreprises à forte intensité de main-d’œuvre, le handicap des coûts salariaux serait bien plus élevé encore. On joue en outre avec l'image de la Belgique auprès d’investisseurs étrangers potentiels. Si chaque ouvrier doit recevoir les mêmes droits en matière de licenciement qu'un employé, cela affectera les nombreuses petites, moyennes et grandes entreprises belges. Et les sièges principaux des sociétés étrangères rayeront la Belgique de la carte des pays présentant un attrait économique. Les employeurs mettent dès lors en garde contre un potentiel impact très négatif sur l'emploi et contre la perte de dizaines de milliers d'emplois, avec toutes les conséquences néfastes que cela entraînerait pour la prospérité de notre pays. Mais il est trop facile de se contenter de poser des revendications. Les employeurs prennent leurs responsabilités et s’unissent aujourd’hui pour proposer une solution.

Une proposition pragmatique et fonctionnelle

La solution des organisations patronales tend vers un droit du licenciement moderne et une politique du marché du travail qui supportent la comparaison européenne et n'évincent pas nos employeurs et nos travailleurs du marché. Elle vise par ailleurs un marché du travail dynamique, qui met l'accent sur l'activation et la remise à l'emploi plutôt que sur une protection sociale passive. La proposition comporte également un plan global dont la première phase aura au moins pour but de mettre fin à la discrimination en matière d’indemnité de licenciement et de jour de carence (le premier jour de maladie qui est payé aux employés, mais pas aux ouvriers), comme l’exige la Cour constitutionnelle pour le 8 juillet au plus tard. Enfin, les répercussions budgétaires de cette proposition pour les autorités, les employeurs et les travailleurs restent limitées, car les droits acquis du passé font l’objet d’un mécanisme de ‘cliquet’ et demeurent acquis.

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