Les ratés des communications mobiles à Bruxelles
Le développement économique de la capitale de l’Europe menacé

Le dernier rapport de l’European Cities Monitor, paru en octobre dernier, atteint sérieusement la réputation de la capitale de l’Europe. En effet, Bruxelles perd quatre positions et se retrouve à la 8ème place parmi les lieux recommandés aux investisseurs et au milieu des affaires. BECI s’en inquiète, surtout au vu d’une des menaces planant sur la ville et qui porte sur la dégradation progressive de la couverture GSM dans la capitale.

« Bien sûr, la majorité des Bruxellois ne l’a pas encore perçu » commente Olivier Willocx, porte-parole des représentants des entreprises et des indépendants, «mais, le monde des affaires est soucieux et se tourne vers les opérateurs mobiles qui semblent en défaut de garantir la qualité d’un service indispensable au développement économique», ajoute l’administrateur-délégué de BECI, « et qu’en sera-t-il de l’utilisation de l’internet mobile haut débit, dont la demande ne fait qu’augmenter ? ».

BECI constate qu’en de nombreux endroits à Bruxelles, les communications sont de plus en plus souvent coupées, parfois sans même avoir bougé de son poste de travail. BECI encourage les opérateurs à opter pour un changement rapide. Le mémorable blackout de trois jours qu’ont connu les Blackberrys, en pleine crise Dexia, a coûté cher aux 10 millions d’utilisateurs et à mis RIM, l’entreprise productrice du smartphones, sous forte pression: « En tant que capitale de l’Europe, Bruxelles ne peut se permettre de courir le risque qu’une telle situation devienne monnaie courante», lance BECI.

Ne risque t’on pas une réelle défaillance, généralisée aux trois réseaux mobiles dans la capitale ?

Le phénomène est nettement plus marqué actuellement dans les tunnels routiers (la petite ceinture, certains carrefours), les immeubles importants (la Commission européenne, certains bureaux voire des immeubles d’habitations) et les sites moins densément occupés (le centre de Boitsfort ou le haut de Uccle, notamment). Les opérateurs ne communiquent aucun chiffre d’impact, ont-ils peur des effets sur leurs clients ?

Ce problème résulte-t-il de la nouvelle norme bruxelloise de 3 volts par mètre qui entraînerait des trous de couverture et obligerait les opérateurs à installer des antennes supplémentaires, un bon millier, sur le territoire de la région? « Je ne veux pas croire que ce soient les autorités publiques qui rechignent à accorder les permis nécessaires à l’installation d’antennes, eux qui ont imposé cette norme justement pour des questions de santé publique » s’interroge Olivier Willocx. « Et ce, d’autant plus dans une période où les besoins en investissements et en entreprises créatrices d’emplois se font criants ».

Outre l’impact sur la sphère économique et sur les investisseurs étrangers (découragés de s’installer à Bruxelles), les conséquences au niveau privé existent bel et bien. Le patron des patrons bruxellois interpelle également au sujet des conséquences que des coupures pourraient occasionner aux particuliers, avec les risques liés à la sécurité que l’on devine. « Les opérateurs de mobilophonie doivent se montrer dignes de la capitale de l’Europe et nous devrions les citer en exemple dans la collaboration pour faire de Bruxelles un centre d’affaires attractif et performant ».

Plus d’infos :

Olivier Willocx – Administrateur Délégué – ow@beci.be – 02 643 78 14

Xavier Dehan – Coordinateur du Centre de connaissances – xd@beci.be - 0479 239 871


BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issu du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.