Communiqué de presse

 

Les Syndicats veulent-ils détruire définitivement l’enseignement francophone ?

 

BRUXELLES, 7 AVRIL 2011 - BECI et UWE sont offusqués par l’attitude des syndicats de l’enseignement, qui occultent et anéantissent tout débat rationnel et responsable sur les vrais enjeux de l’enseignement.

 

Les syndicats de l’enseignement réagissent avec une agressivité totalement déplacée sur l’idée lancée par le Ministre de l’Enseignement d’aménager le temps de travail des directions d’école dans une perspective d’amélioration des transitions de la fonction directorale dans les établissements, par l’allongement de la durée de carrière des directeurs, assortie d’un temps partiel au cours des dernières années. Les syndicats menacent par ailleurs de faire grève si leurs prétentions salariales ne sont pas suivies.

 

Cette attitude entrave tout débat rationnel et responsable sur les enjeux réels de l’enseignement, et plus particulièrement de l’enseignement primaire francophone.

 

La charge des enseignants et des directeurs d’école est peut-être lourde. Mais elle diffère peu à ce titre, des autres fonctions dirigeantes, tous secteurs d’activités confondus. La direction d’école doit certes être professionnalisée. L’organisation des écoles doit viser prioritairement à la qualité de la formation des élèves.

 

Faut-il rappeler  les piètres performances de notre enseignement telles que les soulignent les experts internationaux (30ème place PISA). S’il est l’un des moins performants d’Europe, il est aussi l’un des plus chers d’Europe. Ce qui indique qu’il faut profondément remettre en cause son fonctionnement, ce que la communauté française tente de faire.

 

Les défis à relever sont donc  énormes, et les polémiques actuelles sont stériles et décrédibilisent nos écoles. Soulignons qu’à Bruxelles, 30% des garçons âgés de 18 à 24 ans a quitté l’école sans diplôme de l’enseignement secondaire, alors que ce diplôme conditionne aujourd’hui 100% des emplois du marché de travail. La diminution des taux de chômage en Wallonie et à Bruxelles passera impérativement par une amélioration profonde de l’enseignement primaire et secondaire.

 

Les prétentions salariales apparaissent dans cette problématique totalement dérisoires par rapport aux enjeux, et à la limite de la décence politique syndicale.

 

 

Olivier WILLOCX  Administrateur Délégué BECI  GSM: 0475 51 31 58 – ow@beci.be

Vincent REUTERAdministrateur Délégué UWE GSM : 0479 98 52 37 – vincent.reuter@uwe.be