Non à la grève, oui à l’emploi !

BECI lance sa campagne « We love jobs »

La Belgique et Bruxelles sont à un tournant : avec 425 milliards de dette, soit 105% du PIB national, une croissance en berne depuis des années et - désormais - une inflation négative, le choix de l’immobilisme n’est pas une option. Si BECI peut comprendre que les mesures nécessaires à relancer ne fassent bondir personne de joie, elle rappelle qu’elles sont un passage obligé pour garantir collectivement l’emploi et financer la sécurité sociale.

« La peur est souvent mauvaise conseillère » rappelle Olivier Willocx, administrateur délégué de BECI. « C’est la peur que propagent actuellement les leaders syndicaux afin de stimuler les travailleurs à manifester et à faire la grève » ajoute le porte-parole des entreprises bruxelloises. Leurs arguments font penser à ces climato-sceptiques qui, sans lire aucune étude sérieuse, se parent d’un manteau de vertus pour défendre l’immobilisme. « Or, ne rien faire n’est pas une option, sinon on va dans le mur ».

« Voyons les faits et rien que les faits » analyse le représentant des entreprises bruxellois. Notre dette est de 425 milliards d’euros, montant qui paralyse les pouvoirs publics, sans plus de marge vis-à-vis de l’Europe. Ce montant représente 105% de la valeur ajoutée générée par an en Belgique, soit un niveau que nous ne connaissions plus depuis 20 ans. « Si encore la croissance permettrait de réduire naturellement ce ratio, mais elle est en berne depuis des années maintenant » ajoute BECI.

« Dans une économie ouverte, dépendante à 85 % de l’étranger proche et lointain, pensez-vous sérieusement que nos clients continueront à acquérir nos produits et services, régulièrement plus chers ? » interroge Olivier Willocx. La réponse est non. Il en va même du particulier. En effet, pourquoi acheter aujourd’hui un produit qui demain sera moins cher ? On appelle ça la déflation. Bref, la Belgique perd des parts de marchés et sa consommation intérieure est au plus mal. Le crash, c’est maintenant !

Trois recommandations. D’abord, forger les conditions de la croissance, notamment par l’abaissement des charges sociales exorbitantes. « Il s’agit juste de nous ramener à un niveau compétitif, ce n’est tout-de-même pas ce que j’appelle un cadeau » martèle le porte-parole de BECI. Ensuite, renforcer le capital humain, le seul valable dans l’économie de la connaissance. Enfin, intégrer Bruxelles dans une communauté métropolitaine. « L’avenir est aux villes et à leur hinterland » souligne encore Willocx.

« Contrairement à la pensée unique de la rue, aucun patron n’est contre l’emploi : il a seulement besoin de confiance pour investir et recruter » ajoute l’administrateur délégué de BECI qui dévoile sa campagne « We love jobs ». Provoquer la relance ne se fera jamais par des manifestations ou des grèves. Il faut prendre des mesures nécessaires pour restaurer les conditions d’une croissance, seule à même de garantir l’emploi et le financement de la sécurité sociale, ciment d’un Etat démocratique.

Pour plus d'informations :
Olivier Willocx – 0475 51 31 58

We love jobs

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BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issue du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.