Communiqué de presse - 10.11.2017

Nouveau dispositif d’aides à l’emploi bruxellois : du pour et du contre

A l’occasion d’un événement organisé conjointement avec Actiris, Beci a invité les employeurs à s’informer sur le nouveau dispositif activa.brussels, largement simplifié. « En effet », commente Olivier Willocx, administrateur-délégué de Beci, « la complexité des anciens dispositifs rebutait littéralement les employeurs, qui ne s’en sortaient pas dans le dédale des aides proposées. Ici, le système est plus simple et plus lisible. »

Faciliter l’engagement de travailleurs !

En Belgique, et à Bruxelles, de nombreuses entreprises n’engagent pas, non pas par manque de travail, mais en raison de coûts salariaux trop élevés. Grâce à une série de mesures fédérales qui semblent porter leurs fruits, le travail devient plus attractif, tant du point de vue du travailleur que de celui de l’employeur. « Dans ce contexte, la refonte des aides régionales à l’emploi, pour une enveloppe de 255 millions d’euros pour Bruxelles, est un pas dans la bonne direction », se réjouit Olivier Willocx. Et de poursuivre : « Cette simplification s’avérait en réalité indispensable. »

« Mais il y a un bémol », tempère Olivier Willocx. « Là où les déductions étaient accordées de manière automatique par le passé, par le biais de la déclaration Dimona, via une réduction de cotisations patronales, elles se font maintenant de manière conditionnelle, moyennant un traitement administratif. Il y a une forme de mise sous tutelle de l’aide et de bureaucratisation qui, elles, constituent une régression. On ne bénéficie plus d’une déduction, on doit demander une aide ! »

Les employeurs qui ont fait le déplacement sont-ils convaincus par le nouveau dispositif ? « Ils auraient en tout cas tort de ne pas s’informer », témoigne Bouchra El Mkhoust, Conseillère Emploi Beci. « Beaucoup d’entre eux nous disent avoir franchi le pas grâce à la présence et au soutien de Beci à cette initiative. Ils veulent être guidés dans leurs démarches, connaître l’expérience d’autres entreprises, savoir comment d’autres acteurs de leur secteur utilisent ce dispositif. Et surtout, avoir une information concrète et directement utilisable. »

« Ces aides bruxelloises », poursuit Olivier Willocx, « concernent un montant de 15.900 euros sur 30 mois par travailleur bruxellois engagé pour une durée minimum de 6 mois à mi-temps. Cette aide peut être cumulée avec une réduction de cotisations patronales appliquée en Flandre aux travailleurs âgés de moins de 25 ans et de plus de 54 ans. À cette aide bruxelloise peut s’ajouter un incitant formation ou une aide pour travailleur âgé. La Wallonie accorde également des aides, qui peuvent être cumulées au dispositif bruxellois. Globalement, dans de nombreux cas, le montant de l’aide diminue par rapport à la situation antérieure. »

« C’est pour obtenir des éclaircissements sur toutes ces questions », conclut Bouchra El Mkhoust, « que nous voulons guider, orienter et conseiller les employeurs sur le nouveau dispositif existant. »