Communiqué de presse - 9.05.2014

Sauver le financement de la sécurité sociale !

Le contrôle du chômage, un moyen indispensable pour en assurer l’équilibre

Le patronat bruxellois entend réagir fermement aux termes désormais trop lus et entendus de « chasse au chômage ». C’est notamment le cas de l’appel du « Réseau Bruxellois de Collectifs de Chômeurs » à manifester ce dimanche dans la Capitale. Pareille utilisation  sémantique, par certains, est – pour le moins – abusive, car trompeuse. La sécurité sociale doit pouvoir garder son niveau de couverture des nombreuses situations difficiles qu’elle recouvre, pour autant qu’elle soit finançable. A titre de comparaison, c’est un peu comme une assurance qui équilibre les primes réclamées à ses clients aux services qu’elle peut offrir aux bénéficiaires dans le besoin.

Or, dans le contexte belge actuel, la sécurité sociale est en déficit structurel. « Et la situation n’est pas prête de s’améliorer, en l’absence de toute politique volontariste » indique Olivier Willocx, l’administrateur délégué de BECI. « La régionalisation d’éventuels pans de cet outil indispensable à la vie en société n’est probablement pas propice à un assainissement » ajoute-t-il. « De deux choses l’une, où les politiques s’engagent à garantir la pérennité de l’outil en tendant vers l’équilibre, poste par poste, ou il faudra accepter une baisse générale des services publics en nombre et qualité. Pas de nouveaux impôts sur les entreprises ! »

Dans ce contexte, les bénéficiaires d’allocations de chômage ne peuvent être véritablement que des demandeurs d’emploi qui le soient réellement. Il en va, comme souligné dans le raisonnement patronal, de l’avenir même de la sécurité sociale. « Une allocation doit être un incitant à l’emploi, pas à l’oisiveté » selon le porte-parole de BECI. « Il existe des dizaines de fonctions critiques qui ne trouvent pas preneur et de très nombreuses aides à la formation à Bruxelles, comme ailleurs. Le monde de l’entreprise ne peut accepter sans broncher de régler les cotisations sociales les plus élevées d’Europe sans retour » ajoute-t-il.

A Bruxelles, la création nette d’emploi (tenant donc compte des emplois éventuellement supprimés) est de 10.000 poste par an depuis 2005, et ce malgré la crise économique et financière. Avec le papy-boom, c’est pas moins de 20.000 postes qui doivent être remplacés chaque année et la rotation naturelle sur le marché du travail ouvre des possibilités sur pas moins de 70.000 postes par an, dans l’hypothèse très basse d’un changement d’emploi tous les dix ans. « Le travail ne manque pas et les opportunités d’en trouver encore moins » souligne l’administrateur délégué qui insiste sur la qualification, la motivation et les comportements.

Dès lors, le contrôle des demandeurs d’emploi est un acte salutaire fondamentale. Il doit faciliter la remise au travail pour celles et ceux qui le veulent vraiment. « Curieusement, 80% des personnes qui sont exclues du système de l’ONSS retrouveraient très rapidement de l’emploi » rapporte Thierry Willemarck, Président de BECI. « C’est un peu le monde à l’envers » ajoute-t-il. Actuellement, le taux d’emploi dans la population active bruxelloise est de 58%, alors qu’il faut atteindre les 70% pour garantir l’équilibre du système social belge qui couvre les jeunes, les malades et les personnes handicapées, les demandeurs d’emplois et les pensionnés » conclut-il.

Pour plus d'informations :
Olivier Willocx – 0475 51 31 58

BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issue du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.