Table ronde consacrée à l'illettrisme des adultes en présence de SAR la Princesse Mathilde de Belgique

Malgré une scolarité obligatoire jusqu’à l’âge de 18 ans, plus d’un adulte sur dix (11%) éprouve des difficultés à lire et à écrire. « Ce constat est choquant. L’illettrisme constitue un handicap majeur pour accéder à l’emploi et, lorsque la personne a pu trouver un travail, il freine sérieusement ses possibilités de progression car elle éprouve des difficultés à suivre des formations », diagnostique Jean-Claude Daoust, président de BECI et fervent défenseur de toute initiative visant à combattre l’analphabétisme.

 

Sous son impulsion, et en présence de SAR la princesse Mathilde, une réunion de travail a été organisée le 25 mai autour du thème préoccupant de l'illettrisme des adultes. « Nous voulons écouter et soutenir les apprenants, qui font preuve d’un courage exemplaire en osant, à leur âge, s’engager dans un processus de formation. Nous souhaitons également encourager les organismes qui pratiquent l'apprentissage de la lecture et de l'écriture à des adultes, et apporter notre soutien aux entreprises qui assument une responsabilité dans la lutte contre l'illettrisme au sein de leur propre personnel. Je crois aux vertus de l’exemple. L’échange de bonnes pratiques est source d’inspiration pour d’autres », détaille Jean-Claude Daoust.

L'événement s’est déroulé dans la Maison de Quartier du Dries à Watermael-Boitsfort (Dries 38 à 1170 Bruxelles). Implanté dans un quartier à forte densité de logements sociaux, ce lieu d’accueil abrite une série d'activités soutenues par la commune, favorisant l'intégration dans le quartier et dans la société. La Maison de Quartier du Dries a ainsi développé des cours d'alphabétisation pour adultes.

La réunion a permis d’entendre les témoignages d’apprenants, de professeurs, de représentants de la Maison de Quartier et de deux entreprises bruxelloises.

Bonnes pratiques

Les Cliniques universitaires Saint-Luc proposent un programme d’apprentissage du français à l’attention des membres du personnel (5 000 personnes issues de 70 nationalités) depuis 1992. Ce programme comporte un niveau d’alphabétisation et un cours basé sur la pratique orale de la langue française. Depuis cette année, des tables de conversation sont également organisées. Le public-cible est composé principalement de personnes s’occupant de l’entretien ménager. « Le programme contribue à l’insertion professionnelle de membres du personnel peu qualifiés en favorisant leur intégration au sein d’une équipe et en leur permettant de mieux maîtriser les différentes composantes de leur métier. En outre, une meilleure maîtrise de la langue française est un « plus » pour leur vie privée et familiale », analyse Christine Thiran, directrice des Ressources humaines.

La société de restauration collective Sodexo va démarrer à la fin de cette année un projet de formation permettant à ses collaborateurs peu qualifiés de développer des compétences de base. « Pour permettre à notre personnel d’évoluer au sein de l’entreprise, nous avons mis en place des trajets de formation qualifiante. Certains sont toutefois freinés par des difficultés à lire, compter et écrire. Grâce à notre projet, nous espérons contribuer à leur intégration socioprofessionnelle et améliorer leur qualité de vie au quotidien », explique Michel Croisé, administrateur délégué de Sodexo Belgique.

 

A propos de Beci

BECI (Brussels Enterprises Commerce & Industry) est issu du partenariat entre la Chambre de Commerce et l’Union des Entreprises de Bruxelles. BECI représente les deux tiers de l'emploi à Bruxelles et compte plus de 35.000 entreprises membres. BECI défend les intérêts individuels et collectifs des entreprises bruxelloises et leur propose un éventail étoffé de services.