Communiqué de presse - 29.08.2017

1 travailleur sur 5 choisit mal son entreprise

5 fois plus de salariés heureux chez ceux ayant trouvé le "bon" poste de travail

La moitié* des salariés belges occupent actuellement un poste de travail qui leur convient ; près de 50 % de ce groupe se déclarent heureux dans leur travail et leur vie. A contrario, un travailleur sur cinq n'a pas trouvé d'entreprise à sa convenance, et parmi eux, seuls 10 % se disent heureux. Les critères clés de "l'entreprise idéale" sont surtout présents chez les PME, estiment les travailleurs ; paradoxalement, celles-ci éprouvent des difficultés à attirer les bons profils. Des attentes réalistes et un bon encadrement de carrière peuvent y remédier.

À chaque rentrée de septembre, de nombreux jeunes diplômés, aspirant à bien amorcer leur carrière professionnelle, se mettent en quête de l'entreprise idéale. Mais cette recherche s'apparente souvent à trouver une aiguille dans une meule de foin.

Tempo-Team a sondé un échantillon représentatif* de travailleurs pour évaluer dans quelle mesure leur profil correspond à l'image idéale qu'ils se forgent d'une entreprise et la façon dont les employeurs peuvent y répondre. D'après cette étude, près de 60 % des salariés des PME occupent un poste de travail adéquat, alors que ce taux tombe à 31 % seulement dans les grandes sociétés. 9 % du personnel des PME devraient changer de poste, mais c'est le cas de 25 % des travailleurs de grandes entreprises.

L'étude révèle pourtant qu'il est essentiel de trouver la bonne corrélation avec un employeur pour le bien-être des travailleurs. Ainsi, 48 % des salariés ayant choisi une entreprise à leur convenance se déclarent heureux dans leur travail, et 46 % également dans leur vie. Seuls 8 % des salariés dont le profil et les attentes ne coïncident pas avec celui de leur entreprise se déclarent heureux dans leur travail, et 10 % heureux dans leur vie.

Emploi bien mieux rémunéré, culture d'entreprise ouverte
Selon les travailleurs, l'entreprise "idéale" est celle qui privilégie une culture de la communication ouverte, avec peu de discussions en coulisses entre le personnel, du respect pour celui-ci, une relation cordiale avec la hiérarchie, une rémunération attrayante (avec avantages extralégaux) ainsi qu'une bonne sécurité d'emploi.

L'enquête révèle qu'une communication franche et ouverte, le respect mutuel et une bonne relation avec la direction correspondent nettement plus aux caractéristiques que décèlent les employeurs et les salariés dans une PME. Le critère de sécurité d'emploi est tout aussi élevé dans les PME que les grandes entreprises ; celles-ci enregistrent toutefois des résultats nettement meilleurs en ce qui concerne le salaire.

Par conséquent, exception faite des conditions salariales, l'entreprise idéale correspond davantage à la petite ou moyenne entreprise qu'à la grande.

Mieux équilibrer les aspirations
Plus de la moitié des salariés préfèrent travailler dans une PME. La Belgique étant le royaume des PME, ce constat a de quoi réjouir. Paradoxalement, deux tiers des petites et des moyennes entreprises éprouvent des difficultés à trouver les bons profils lorsqu'un poste se libère. Les conditions salariales en sont une pierre d'achoppement importante : selon les travailleurs sondés, elles seraient plus attrayantes dans les grandes sociétés. Pour 8 travailleurs sur 10, la rémunération globale est en effet le principal facteur de choix pour un emploi. Or seulement une PME sur deux reconnaît proposer de bonnes conditions salariales, alors que deux tiers des grandes entreprises y satisfont. "Sur le terrain, nous constatons que beaucoup de travailleurs avancent des conditions pécuniaires irréalistes - surtout les jeunes débutants. Ceci peut fausser leur choix du poste de travail idéal. Un compromis s'avère souvent nécessaire pour y parvenir", explique Valérie Denis, responsable CSR chez Tempo-Team.

Plus de la moitié des patrons de PME a déclaré pour cette étude que bon nombre de candidats n'ont pas les dispositions requises pour travailler dans une PME, et trois sur quatre constatent que ceux qui se présentent méconnaissent ce que travailler pour une PME implique.
Même si le poste de travail idéal correspond le plus souvent aux entreprises de type PME, beaucoup de demandeurs d'emploi connaissent mal ce qu'implique un travail dans ce genre de société.

Enfin, il appert de l'enquête Tempo-Team que les aspirations du personnel quant à la façon de voir les choses sur le lieu du travail divergent parfois grandement avec la réalité que décrivent les employeurs. Ainsi, les salariés attendent d'une société idéale qu'elle puisse régler les problèmes par la concertation, tandis que les employeurs reconnaissent utiliser des règles et des procédures préalablement fixées par souci pratique. Les travailleurs attendent un style de gestion de type bottom-up (par la base), à l'inverse des employeurs qui privilégient le mode top-down, hiérarchisé. Les salariés désirent que l'on se concentre sur le potentiel humain, alors que les patrons sont davantage portés sur la rentabilité. Enfin, les premiers préfèrent un ensemble de tâches clairement délimitées, alors que les seconds reconnaissent demander une grande flexibilité.

"L'employeur dans le rôle du prince charmant et le travailleur qui endosse le costume du Phénix, c'est une situation finalement assez rare dans la réalité quotidienne. Mais avec un bon encadrement et en faisant coïncider les aspirations de chacune des parties, parvenir à trouver le profil idéal pour l'emploi idéal n'est certainement pas une utopie", conclut Valérie Denis de Tempo-Team.

*C'est ce qui ressort d'une enquête menée fin 2016 par un bureau d'études indépendant pour le compte de Tempo-Team auprès d'un échantillon représentatif de 1050 employeurs et travailleurs. La marge d'erreur maximale de l'enquête est de 3,4 %.