Communiqué de presse - 27.10.2017

La nouvelle réglementation en matière de travail de nuit et du dimanche pour l’e-commerce répond aux souhaits des consommateurs belges

Le Conseil des ministres a approuvé la nouvelle réglementation en matière de travail de nuit et du dimanche pour les activités e-commerce. Il s’agit d’un assouplissement des règles auquel applaudit la fédération du commerce, Comeos. « Cela crée de nouvelles opportunités pour nos entreprises et l’on tient enfin compte des souhaits du consommateur », réagit Dominique Michel, CEO de Comeos.

La fédération du commerce Comeos a longtemps milité pour un assouplissement de la réglementation en matière de travail de nuit et du dimanche. Dominique Michel : « Notre étude annuelle sur l’e-commerce a révélé que plus de 40 % des achats en ligne des Belges étaient effectués le soir ou la nuit. Nous avons également constaté qu’il y avait quasiment autant de transactions en ligne le dimanche que le samedi. Or les commerçants belges ne pouvaient jamais les traiter directement car la nuit débute déjà à 20 heures en Belgique et le travail du dimanche n’est pas autorisé non plus. »

Halte aux emplois belges perdus au profit des pays voisins

Grâce à la nouvelle réglementation, les entreprises pourront dorénavant organiser le travail de nuit et du dimanche pour l’e-commerce, moyennant l’accord d’une organisation syndicale. Auparavant, cela n’était possible qu’avec l’accord de toutes les organisations syndicales présentes. Et Dominique Michel de préciser : « Dans la pratique, un tel régime n’était donc jamais instauré ou bien rarement, avec comme conséquence que la plupart des activités e-commerce étaient reprises par des acteurs étrangers, installés juste en dehors de nos frontières nationales. La Belgique est ainsi passée à côté de plus de 14 500 emplois. C’est dramatique. »

Le coût salarial demeure un réel problème

La nouvelle réglementation constitue un pas dans la bonne direction mais la route est encore longue, selon Comeos : « Dans le commerce, nous sommes toujours confrontés à un important handicap salarial. Même avec le tax shift, celui-ci s’élève encore  à 17 % aujourd’hui. Nous espérons que dans ce domaine également, le gouvernement montrera la même détermination à opter pour l’emploi. »