Communiqué de presse - 19.06.2017

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Le changement, source d'inquiétude et de stress pour 4 travailleurs sur 10

Plus de la moitié des Belges reconnaissent que le changement en milieu professionnel est indispensable pour l'avenir

Plus de 6 travailleurs* de Belgique sur 10 se réjouissent des changements considérables qu'a connus leur entreprise ces dernières années, selon les résultats d'une enquête de Tempo-Team. Mais cet enthousiasme ne les empêche pas de ressentir les effets négatifs du changement : près de la moitié d'entre eux en éprouvent stress et angoisse inutiles. La numérisation, surtout, semble être la principale pierre d'achoppement. Une gestion plus professionnelle du changement, avec davantage de communication interne, de concertation et de formation, mais également de mesures tirées de la Nouvelle Méthode de Travail, peut heureusement apporter des solutions. Le projet "Factory of the Future" de la fédération technologique Agoria montre également que le changement peut être positif : dans ce secteur de l'économie, les investissements et postes de travail sont en hausse alors que recule l'absentéisme.

Ces dernières décennies, les entreprises ont été confrontées à une vague incessante de changements, comme la numérisation croissante, l'automatisation et le vieillissement des travailleurs, qui ont eu des répercussions notoires sur les entreprises. C'est pourquoi Tempo-Team a évalué auprès d'un échantillon représentatif de travailleurs de Belgique quels changements ont subis leurs entreprises et comment ils les ont appréhendés. Les résultats de cette étude montrent que les firmes de notre pays ont en effet beaucoup changé ces dernières années, ce que reconnaissent 8 répondants sur 10. Ces changements concernent souvent des efforts pour numériser les processus et en améliorer l'efficacité. La volonté d'évoluer est la plus forte dans de grandes entreprises : 90 % de leurs collaborateurs assurent avoir observé de très nombreux changements au cours des deux dernières années. Mais malgré ce rythme soutenu, près de la moitié des travailleurs estiment que la situation n'a pas encore suffisamment changé.

Un morceau difficile à avaler

L'étude révèle également que le changement est globalement bien accueilli : près de deux travailleurs belges sur trois le considèrent comme une bonne chose. Et la moitié des répondants le considère même comme nécessaire pour pérenniser le succès de leur entreprise et pour leur propre carrière, parce que cela les oblige à se montrer sans cesse créatifs et affûtés. Mais la médaille a aussi son revers : pour 4 salariés sur 10, ce changement est source de stress et d'angoisse ; dans 1 cas sur 5, il déboussole et provoque de l'incertitude. Ces impressions sont nettement plus souvent émises par le personnel des grandes entreprises.

L'étude révèle également les difficultés que rencontrent les travailleurs avec les conséquences de la numérisation et de l'automatisation. Deux tiers d'entre eux déclarent en effet que la numérisation renforce la charge de travail, déshumanise celui-ci et provoque des pertes d'emplois. Une moitié pense en outre que l'automatisation rend le travail plus monotone et plus prévisible ; paradoxalement, une proportion égale de répondants pense que ce phénomène enrichit le travail, parce qu'il libère davantage de temps pour la créativité et l'innovation. D'ailleurs, la perception du changement est influencée par le niveau d'instruction : les travailleurs n'ayant qu'un diplôme d'enseignement secondaire le jugent plus négativement que les autres.

"En raison de la hausse de la pression au travail et de la numérisation, le milieu professionnel change à vive allure. Pour les travailleurs, ce phénomène est à la fois une source de contentement et d'inquiétude. L'une des tâches clé du département HR et des dirigeants de l'entreprise consiste à donner un visage humain au changement. Outre tous les aspects de R&D, d'innovation, des processus technologiques et de production, la gestion du changement requiert aussi de communiquer clairement et de mener une concertation efficace. Cela augmente en effet l'implication du personnel et renforce les chances de réussite", explique Valérie Denis, CSR-manager chez Tempo-Team. 

La clé : intensifier la gestion du changement

L'enquête Tempo-Team indique par ailleurs que 7 répondants sur 10 redoutent moins le changement proprement dit que la mauvaise qualité de l'encadrement. Moins de 1 travailleur sur 5 pense que sa société adopte une bonne méthode face au changement, et 3 sur 5 que la gestion du changement est insuffisante. Le plus gros problème concerne l'absence de communication interne et de concertation. Ce dernier aspect est très important pour les travailleurs, car 2 sur 3 aspirent à être impliqués dans les décisions se rapportant au changement.

Mais l'absence d'encadrement et de formation joue également un rôle important, surtout en ce qui concerne la technologie et l'automatisation. Seulement 1 personne interrogée sur 5 participe activement aux formations pour mieux s'armer contre le risque de disparition de son emploi suite à l'automatisation ou à la robotisation. En outre, plus de 1 répondant sur 4 craint que les connaissances et les compétences détenues aujourd'hui se révèlent insuffisantes pour les emplois de demain. D'ailleurs, 10 % des travailleurs accusent un retard sur les développements technologiques qui représentent une menace pour la sécurité de leur emploi.

Cela dit, la Nouvelle Méthode de Travail aussi pourrait dégager l'horizon. D'après le Red Report de Tempo-Team, il semble en effet que les travailleurs qui obtiennent davantage d'autonomie et qui sont bien formés dans une entreprise adepte d'une culture ouverte sont souvent les plus heureux et les plus aptes à résister au changement.

Le changement, la meilleure garantie pour le futur

Les secteurs industriels ont connu de profonds changements au cours de la décennie écoulée. Marc Lambotte, CEO d'Agoria : "Il s'agit d'entreprises très exposées à la concurrence internationale, et donc pénalisées par les coûts du travail élevés en Belgique. Dès lors, elles n'ont pour survivre d'autre choix que d'être les meilleures". C'est pourquoi Agoria a lancé un programme de changement pour encadrer les entreprises manufacturières dans l'évolution vers l'usine de demain. Ce programme, qui s'articule autour de 7 transformations, est actuellement suivi par 265 sociétés, dont deux tiers de PME.

"La spécificité de ce programme, c'est de mettre un accent très fort sur l'aspect humain. Car les sociétés qui veulent appartenir au gratin mondial ont besoin non seulement de technologies de haut niveau, mais également de personnel ultra compétent, qui réfléchit au changement avec elles. L'impliquer est la clé du succès." Les résultats sont éloquents : 16 entreprises ont déjà reçu le label "Factory of the Future", la productivité a augmenté, le nombre de postes de travail a crû de 11 % et l'absentéisme a reculé.

L'une de ces Factory of the Future est la société Newtec. Guy De Winne, managing director de cette société de technologies par satellite basée à Erpe-Mere : "La technologie change et évolue à une vitesse sidérante. Il faut donc que tous les collaborateurs suivent le rythme. Cela implique d'investir dans des formations, mais également dans l'environnement de travail et la flexibilité. Celle-ci doit venir des deux côtés, employeur compris. Nous avons introduit des horaires flottants pour aider notre personnel à trouver un meilleur équilibre entre travail et vie privée. Nous privilégions un environnement autorégulant, où chacun peut travailler tant que possible de façon autonome et distiller un feed-back instantané. C'est du win-win : la rotation de notre personnel est très réduite et depuis que les 7 transformations sont achevées, en 2013, la hausse de productivité a dépassé la barre des 10 %." Newtec a d'ailleurs recruté 10 collaborateurs l'an dernier et en recherche encore d’autres actuellement.

 

* C'est ce qui ressort d'une enquête menée auprès d'un échantillon représentatif de 800 travailleurs, exécutée fin 2016 par un bureau d'études indépendant pour le compte de Tempo-Team. La marge d'erreur maximale est de 3,4 %.

Évaluez la disposition au changement de votre entreprise !

Les changements que connaissent les entreprises sont continus. D'ailleurs, la plupart des travailleurs y adhèrent. Notre RED Report* révèle toutefois que près de 6 sur 10 regrettent le manque de place accordé à la gestion du changement (change management en anglais).

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