Communiqué de presse - 09.03.2017

Un nouvel agrément pour VAL-I-PAC : focaliser sur les changements de comportement des entreprises en matière environnementale

VAL-I-PAC est un organisme créé en ‘97 à l’initiative du monde économique belge et qui a pour mission de stimuler et de coordonner le recyclage des emballages industriels. Cette asbl fournit aujourd’hui ses services à quelque 7.000 entreprises en Belgique.

Conformément à la législation, VAL-I-PAC a introduit l’an dernier une demande d’agrément auprès de la C.I.E. (Commission Interrégionale de l’Emballage) et a obtenu tout récemment son nouvel agrément : c’est le 5ème en date et il couvrira les 5 années à venir (2017-2021).

Quelles conséquences cela a-t-il pour les entreprises concernées ? Quelles nouveautés méritent d’être soulignées ? Voilà en quelques lignes le point de la situation :

Francis Huysman, le nouveau Directeur Général de VAL-I-PAC, se dit globalement très satisfait des termes de ce nouvel accord : «L’introduction de notre dossier de demande d’agrément est toujours l’occasion de faire un bilan complet de notre fonctionnement par les autorités. Les résultats positifs enregistrés depuis la création de l’organisation, la bonne gestion de nos ressources et les initiatives proposées pour stimuler toujours plus d’entreprises à trier, ont été autant d’éléments qui ont favorisé l’obtention de notre nouvel agrément.
Les principes qui régissent le fonctionnement de notre association et notre approche pragmatique du marché se voient ainsi également confirmés».

  • Notre « core business » est toujours d’atteindre les taux de recyclage d’emballages industriels fixé les autorités (80 %). Cet objectif est largement atteint dans la mesure où nous avons même dépassé les pourcentages imposés sur le marché belge».
  • Par ailleurs, afin de stimuler de la collecte sélective des déchets d’emballages industriels, VAL-I-PAC a mis en place un système de stimulant par l’intermédiaire de primes aux entreprises qui font des efforts en ce sens. En 2016, plus de 35.000 entreprises sont entrées en ligne de compte pour bénéficier de ces incitants accordés pour le tri sélectif.

Mais à côté de ces deux principes de base, une série d’initiatives nouvelles ont été proposées aux autorités. En voici les principales :

  • Stimuler toujours plus d’entreprises de faire du tri sélectif de leur déchets
    La prime « démarrage » de 100 € déjà existante pour les entreprises qui entamaient une démarche de tri de leurs déchets en carton est désormais étendue à tous les types de déchets d’emballages industriels (plastique, bois ..) et quel que soit le conteneur utilisé. Cela pour inciter plus d’entreprises encore à entreprendre une démarche de tri.
  • Prévention et économie circulaire
    La prévention en matière d’emballages (plus légers, mieux recyclables,..) est un souci constant pour beaucoup d’entreprises : VAL-I-PAC va étendre ses « diagnostics emballages » gratuits et organise avec Fost Plus les « Greener Packaging Awards », une compétition destinée à mettre en avant les meilleures pratiques en la matière.
  • Nouvelles initiatives pour la collecte des déchets plastiques
    Les entreprises belges ont fait des progrès notoires ces dernières années en termes de recyclage des déchets en plastique : seuls 28 % du plastique industriel étaient recyclé il y a 18 ans, nous sommes passés entre-temps à 56 %. Ce taux a cependant tendance à stagner depuis quelques années. C’est pourquoi plusieurs projets ont été lancés pour collecter et envoyer en recyclage de nouveaux flux de plastique comme les liens cerclage, l’EPS (frigolite) et les films plastique.
  • Simplification administrative pour les PME
    La méthode de calcul basée sur le chiffre d’affaires (et non sur le tonnage) était jusqu’ici réservée aux entreprises responsables de moins de 5 tonnes par an. Le seuil est porté à 10 tonnes par an : près de la moitié des adhérents de VAL-I-PAC pourront désormais utiliser cette méthode simplifiée (un quart seulement étaient concernés jusqu’ici) pour leur déclaration annuelle.
  • Visibilité sur les flux de matériaux plutôt que sur les flux d’emballages
    Les autorités ont souhaité étendre le « scope » des données communiquées par les collecteurs de déchets : en clair ce monitoring portera désormais non seulement les déchets issus d’emballages mais sur les flux de déchets industriels en général.
  • Visibilité sur l’évolution du nombre d’entreprises qui trient leurs déchets
    De la même manière, VALIPAC devra effectuer un reporting annuel permettant de mesurer le degré de collecte sélective des entreprises par secteur et par région (baromètre)
    Ces deux derniers instruments doivent servir de base aux administrations régionales et aux cabinets en charge des questions environnementales pour mieux adapter leurs politiques de gestion des déchets.

« Le focus de nos activités s’en donc considérablement étendu. Nous devons cependant continuer à remplir la mission de base qui nous a été confiée par nos 7.000 clients. Un challenge qui demandera une grande efficacité dans la gestion quotidienne et la mise en place d’un modèle de management sans doute plus participatif» conclut Francis Huysman.