Lundi 17 mars 2014

Mauvais résultats pour le commerce en 2013
L’emploi recule pour la première fois

Une hirondelle ne fait pas le printemps : en dépit du beau temps et de la hausse des ventes qui ont marqué ces derniers jours, les temps sont durs pour le commerce belge. L’année 2013 a même été franchement mauvaise, les coûts ne cessent d’augmenter et cela s’est traduit par une diminution du nombre de magasins et un recul de l’emploi.

Dans son rapport de conjoncture trimestriel, Comeos, la fédération du commerce et des services, dresse un aperçu des principales tendances au sein du secteur. Et ces tendances se sont révélées négatives pour 2013.

Mode – 3,9%, Electro – 1,3%

 Le chiffre d’affaires du secteur du prêt-à-porter a enregistré une baisse de 3,9%, tandis que celui du secteur Electro a reculé de 1,3%. Après un printemps dramatique, le DIY a quant à lui renoué avec la croissance (+1,3%) et le secteur alimentaire a également progressé de 0,8% en volume.

« Du côté du non-food, l’on note une diminution du chiffre d’affaires de 0,4 pour cent. Cela dit, 2013 nous aura appris que même en vendant davantage, l’on n’était pas à l’abri d’un revers » affirme Dominique Michel, Administrateur délégué de Comeos. « Les marges des commerçants se trouvent plus que jamais sous pression car les coûts ne cessent d’augmenter. Or, les coûts salariaux sont déjà 20% plus élevés pour nos commerçants que pour leurs voisins, sans compter que les prix des loyers atteignent eux aussi des sommets. Cette hausse des coûts affecte profondément le secteur, et par extension l’économie toute entière. »

Le hard discount progresse de 4,5%

Dans le secteur de l’alimentation, ce sont surtout les petits supermarchés (moins de 400 m2) qui en pâtissent : ils ont perdu 4 pour cent de part de marché. Les hard discounters ont pour leur part enregistré une belle progression de 4,5%. « La hausse des ventes des marques de distributeur (34,8% l’an passé, soit trois fois plus qu’en 1985) s’inscrit également dans cette tendance : la crise pousse le consommateur à se montrer très prudent et à rechercher les meilleurs prix. Tous les achats qui ne sont pas absolument nécessaires sont reportés à plus tard. »

Les loyers jusqu’à 68% plus élevés

En dix ans, les loyers ont enregistré une progression allant jusqu’à 68% en centre-ville et jusqu’à 46% en périphérie. « Par conséquent, pas moins de 18.171 immeubles commerciaux sont vides à l’heure actuelle. Le taux d’épargne demeure quant à lui élevé, avec 15,2%, ce qui montre que le Belge reste très prudent. Les prix doivent en outre être maintenus aussi bas que possible pour pouvoir faire face à la concurrence du commerce en ligne et des pays voisins. Il est donc difficile de répercuter la hausse des coûts sur les prix. »

2.685 emplois à la trappe

« Suite à ces difficultés, le secteur a enregistré une perte de 2.685 emplois au cours de l’année écoulée. Il s’agit là d’une première pour le commerce – même après la crise de 2008, nous étions encore parvenus à créer des emplois nets. À présent, en un an et demi, nous avons perdu près de 4.000 emplois. »

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