Je crains que mon client ne paie pas ma facture. Que puis-je faire ?

La pratique commerciale nous montre que, malgré toutes les précautions pouvant être prises par une entreprise, celle-ci s’expose au risque du « non-paiement » de ses factures.

La meilleure manière d’aborder un mauvais payeur se situe entre deux approches extrêmes qui sont : l’approche commerciale et la procédure judiciaire.

Si vous craignez que votre client ne vous paie pas, l’axe à ne pas perdre de vue est : la communication. En effet, si votre client formule une plainte vous saurez alors d’où vient le problème et pourrez axer votre approche sur le traitement de celle-ci. Une approche psychologique peut s’avérer précieuse.

Si, après facturation votre client reste inactif, votre première démarche sera d’adresser au « mauvais payeur » un rappel de paiement. Il est possible que le client soit de bonne foi et ait simplement oublié de payer votre facture. Dans ce cas, il est bien évidement inutile de procéder au premier envoi par lettre recommandée et de préserver votre relation commerciale. Un envoi, si possible, par fax, permettra de se ménager la preuve de la réception du rappel par le client.

Si ce premier rappel reste lettre morte, une nouvelle mise en demeure devra être envoyée… Sans pour autant se montrer menaçante. La pratique nous apprend que les juges n’apprécient que moyennement les techniques d’intimidation. Il est néanmoins important de rappeler à ce stade l’application de vos conditions générales de vente.

Si ce second rappel n’engendre aucune réaction de la part du client, une mise en demeure officielle devra être introduite. A cet égard, trois grandes possibilités s’offrent à vous : envoyer par vos soins et par lettre recommandée une « mise en demeure de paiement », faire intervenir un organisme de recouvrement de créance ou adresser votre mise en demeure par le biais d’un avocat.

Si un jugement est prononcé et que votre client ne paye toujours pas sa dette, vous pourrez vous adresser directement à un huissier de justice afin de faire procéder à l’exécution forcée de la décision.

Si votre client est insolvable, même en possession d’un jugement en votre faveur, vous ne récupérerez pas votre argent. Mais votre démarche ne restera cependant pas inutile car elle vous permettra de récupérer la TVA et de faire passer votre facture en « créance irrécupérable ». Il existe donc un véritable intérêt fiscal.

Si vous craignez pour le paiement de votre facture, soyez proactif…

Comme disait l’industriel français Monsieur François Michelin : « L’entreprise est élue tous les jours par ses clients ».