It’s Co-Solutions Time !

Collaboration, co-working, co-coaching, co-voiturage… nous vivons dans une société qui se veut de plus en plus « du partage ». Et si au travail, aussi, la solution se trouvait chez les autres ? L’heure de « co-solutions » a sonné.

Julien, 39 ans, dirigeant de PME active dans la restauration. Veerle, 42 ans, graphiste indépendante. Louis, 32 ans, sales manager dans une entreprise d’informatique. Un amour du métier, des idées qui pétillent, et, au fond d’eux, un sentiment d’être plutôt bien dans leur boulot. Mais en même temps, oui oui, des soucis qui commencent à les tourmenter.

Julien….

Des congés de maladie qui frisent la caricature.

Quatre personnes en ce moment. Dont sa propre assistante. Il se chuchote derrière son dos que ce sont des burn-out. Lui n’en sait rien, et ne sait pas ce qu’il peut faire. Envoyer le médecin conseil ? Quelle défiance ! Peut-être ce serait pire que mieux. Chantal lui a rétorqué la fois dernière qu’avec ce qu’il la payait, elle n’avait même pas l’occasion de s’acheter ses antidépresseurs ! Il en est resté estomaqué. Paierait-il mal ses employés ? Son secrétariat social lui prétend que non. Et son père, à qui il a repris l’entreprise, lève les yeux au ciel s’il ose évoquer le problème. De mon temps, dit-il, ça fonctionnait autrement !

Veerle...

Son principal client – près de 60% du chiffre d’affaires – a fait faillite.

Sa dernière facture ne sera sans doute pas payée. Mais surtout, tous les projets qu’elle avait évoqués avec Georges, le directeur de la com’, tombent à l’eau. Elle revient d’un déjeuner avec lui justement. Très étonnamment, il n’avait pas l’air préoccupé. Au contraire ! Il vient de signer avec une plus grosse boîte. Il commence dans deux semaines. Il n’est donc pas du tout, lui, affecté par la faillite ! Pas plus qu’il ne comprend combien ça met Veerle dans l’embarras, pour ne pas dire pire. Il n’a même pas évoqué une poursuite éventuelle de collaboration avec elle. Elle n’ose pas lui poser la question, pas plus qu’elle ne sait ce qu’elle peut faire pour tenter de toucher sa facture. 8.250 euros, ça n’est pas rien !

Veerle est aux abois. C’est le moment de prospecter. Mais elle n’a jamais fait ça.

Louis…

S’il y a bien un secteur où tout change tout le temps, c’est l’informatique.

L’année passée, le boss de la boîte a offert une bouteille de champagne à tout le monde. Mais cette année, il n’a rien fait. Et franchement, tout le monde aurait été étonné qu’il offre ne fût-ce qu’un café. Les affaires vont mal. Les clients fidèles ne le sont plus. Ni fidèles ni même, parfois, tout simplement clients. Et les nouveaux clients sont difficiles à appâter. Auparavant, Louis n’avait jamais de problème pour obtenir des rendez-vous. Mais depuis plusieurs mois, c’est devenu totalement différent. Rappelez plus tard, lui dit-on. Ou carrément : non merci, nous n’avons besoin de rien.

Peut-être n’aurait-il pas dû accepter la modification de son contrat, qui fait que dorénavant sa partie variable est plus importante. On dirait que son boss sentait que le vent allait tourner. Les autres commerciaux ont-ils les mêmes conditions ? Il n’ose pas leur demander. Tous ses copains ont toujours été fascinés par sa réussite. Une BM a 28 ans, vous pensez. De quoi aura-t-il l’air si désormais il doit se contenter d’une Polo ?

Louis, Veerle et Julien. Trois sorts différents. Mais des soucis du lendemain du même tonneau. Et une solitude réelle pour y faire face.

Un avocat, un coach, un consultant ? Ben ça coûte cher. Surtout en ce moment.

Une formation ? Ils en sont blindés. Tous. Le père de Julien en rigole même. De son temps, il n’y avait rien de tout ça, et ça marchait mieux, se moque-t-il.

Alors, quelles ressources ?

La solution, ils le sentent tous les trois, est en partie en eux. Un déclic est nécessaire, ils le savent.

Ça n’est pas une question de savoir, mais d’attitude, de posture. D’oser. Sortir du cadre, ont-ils souvent entendu et notamment lors des séminaires auxquels ils ont participé. Mais comment ? C’est le moment où jamais d’avoir une réponse énergique. Mais la peur qui les tenaille et le sentiment d’injustice qui les accable les paralysent.

La solution, ils le sentent aussi, peut venir des contacts qu’ils peuvent cultiver avec leurs pairs. D’autres boss pour Julien, qui vivent la même réalité. D’autres indépendants pour Veerle. Parce qu’avant d’être des concurrents, ce sont avant tout des confrères et des consœurs. D’autres vendeurs pour Louis ? Ben oui. Parce qu’au-delà des trucs et ficelles à partager, il y a de l’énergie à trouver entre eux. Louis sourit en repensant au film Thank you for smoking où des vendeurs de cigarettes, d’armes et d’alcool se rencontraient régulièrement pour s’entraider dans leur rôle de pestiférés… Lui n’en est pas, un pestiféré, loin de là. Parce qu’il croit en son rôle de commercial. Mais là, pour le moment, il a vraiment envie de faire appel à l’équipe.

L’heure des « co »

Et si la solution était dans le partage ? Dans la collaboration, le co-training, le co-working ? Se tourner vers les autres.

Les collègues, les consœurs, les autres. Et au passage briser la solitude du responsable. N’y a-t-il pas plus d’idées et de solutions dans la tête de plusieurs personnes ? Brassons-les. Et partageons. L’ennemi n’est pas le concurrent, mais la difficulté du marché. Les corporations n’ont-elles pas longtemps favorisé l’essor des métiers qu’elles fédéraient ?

Julien a des choses à dire à ses pairs, tout autant qu’il en a recevoir. Comme Veerle et comme Louis. Pour cela, il faut oser, et investiguer dans une nouvelle direction : sortir de son entreprise ; et rencontrer les autres, avec franchise et sincérité. Et comprendre que cette nouvelle voie collaborative ne peut que vous inscrire dans le gagnant-gagnant avec vos pairs.

Un trajet d’évolution unique

Misez sur le « co », c’est le pari que Beci propose en lançant ses cycles de « Co-Solutions Time » : 50 heures réparties sur six mois pour réfléchir ensemble, construire son réseau et y puiser son énergie.

Que vous soyez dirigeant, indépendant ou vendeur, un trajet unique et sur mesure vous est proposé. Pour en savoir plus et découvrir le programme complet, rendez-vous sur notre page internet.

 

Cet article vous est proposé par Frederik Leloup, Partnerships & Business Development Managers, le 05.01.2016.

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