Manifestation nationale du 6 novembre et actions syndicales de ces prochaines semaines

Plusieurs actions des syndicats vont avoir lieu durant les prochaines semaines en réaction aux nouvelles mesures annoncées du gouvernement Michel.

Ce jeudi 6 novembre est prévue une manifestation nationale à Bruxelles. Le parcours de cette manifestation reliera la gare du Nord à la gare du Midi et empruntera les boulevards du centre.

Prochaines actions syndicales

Après cette première journée d’action, d’autres actions syndicales sont déjà annoncées dans l’ensemble du pays.

En voici le calendrier :

  • 6 novembre : manifestation nationale à Bruxelles
  • 24 novembre : actions de grève dans les provinces du Hainaut, du Luxembourg, du Limbourg et d’Anvers
  • 1er décembre : actions de grève dans les provinces de Liège, de Namur, de Flandre orientale et de Flandre occidentale
  • 8 décembre : actions de grève dans les provinces du Brabant wallon, du Brabant flamand et à Bruxelles
  • 15 décembre : journée de grève nationale

Rémunération des travailleurs

Les travailleurs qui s’absenteront afin de prendre part à la manifestation de ce jeudi 6 novembre seront considérés comme grévistes. Les absences de ces travailleurs liées à la manifestation devront être considérées comme justifiées mais les entreprises ne devront pas payer de rémunération pour cette journée d’absence.

Les travailleurs qui ne participent pas à la manifestation mais qui sont empêchés de travailler en raison de la manifestation voient leur contrat suspendu de manière temporaire, sans droit à rémunération.

Cette manifestation étant largement annoncée, vos travailleurs doivent tout mettre en œuvre afin d’arriver sur le lieu de travail en temps et heure. Aucun salaire garanti n’est donc en principe dû en cas de retard ou absence pour cause de perturbations causées par la grève. Il pourrait en être autrement si le travailleur apporte la preuve qu’il a fait le maximum possible pour atteindre son lieu de travail à l’heure convenue. Il y aura lieu dans cette hypothèse de tenir compte de toutes les circonstances de l’espèce.

Enfin, rappelons que le droit de grève – même s'il n'a pas véritablement de fondement légal en Belgique – est un droit unanimement reconnu par la jurisprudence. Un employeur ne peut donc pas s'opposer au fait que certains de ses travailleurs fassent grève. Toutefois, dans l'exercice de ce droit, les travailleurs grévistes doivent faire preuve de mesure et s'abstenir notamment de violences, dégradations ou autres voies de fait. Ils ne peuvent par exemple séquestrer la direction de l'entreprise ni commettre des violences ou des intimidations à l’égard des travailleurs non grévistes. Quant aux « piquets », leur légalité est très controversée pour le moment.

BECI peut vous aider

Dans les cas extrêmes et si la voie amiable n’a pas produit d'effets, l'intervention urgente du pouvoir judiciaire peut s'avérer indispensable afin de mettre fin à d'éventuelles irrégularités, violences et blocages d'entreprise.

BECI a négocié pour ses membres un support professionnel avec un cabinet d’avocats spécialisés en droit social et en gestion des conflits collectifs. Cette assistance de pointe, accessible 24/24 et 7/7, en français et en néerlandais, est à votre disposition en cas de nécessité, à un tarif compétitif et forfaitaire, sans surprises.

Vous avez une question, vous rencontrez un problème particulier dans votre entreprise, une adresse : manif@beci.be.

Vous pouvez également contacter Frédéric Simon au 02 643 78 17.