01.2018

Burnout : en parler, c’est l’éviter

Découvrez en quelques minutes ce qu’est ce burnout dont tout le monde parle, pourquoi il y en a tellement plus qu’avant, qui est à risque, quels en sont les signes annonciateurs et enfin, ce que l’on peut  faire pour l’éviter. Car le burnout n’est absolument pas une fatalité.

  1. Le burnout, c’est quoi ?

C’est un épuisement physique, mental et émotionnel. C’est comme si après avoir tenu un rythme effréné pendant des années, tout le corps lâche en une fois. La recherche médicale lie le burnout à un dérèglement des hormones de stress (adrénaline et cortisol) qui sont en trop grande quantité dans le corps pendant une trop longue période, sans phases de récupération qualitative. Pour ceux qui l’ont vécu, c’est comme si après avoir eu un barrage sous pression pendant des années, du jour au lendemain ce barrage cède. C’est le crash. 

  1. Pourquoi tellement de burnouts aujourd’hui ?

Le rythme de vie moderne n’a plus grand-chose à voir avec celui des générations antérieures. Qu’est-ce qui a changé ?

  • Il y a vingt ans : généralisation d’internet et des emails

Finie l’époque où l’on avait 3 fax et 2 lettres par jour à traiter. Aujourd’hui, toute personne qui travaille devant un ordinateur a plusieurs centaines d’emails à traiter chaque jour. Cela occasionne pour le cerveau une accélération du rythme de travail et un grand nombre d’informations à traiter. L’accélération se fait aussi dans la vie privée : nous en faisons de plus en plus, nos enfants en font aussi beaucoup plus. 

  • Il y a dix ans : arrivée des smartphones

Chouette, non seulement on passe 8 heures par jour devant les ordinateurs au bureau, mais en plus maintenant on peut consulter ses mails professionnels de 7 heures le matin au coucher, week-ends compris. Finie l’époque où pour se connecter aux mails professionnels, il fallait démarrer son laptop (7 minutes d’attente) et lancer le réseau VPN (quand il fonctionnait). Plus de frontière entre vies professionnelle et privée. Mais aussi beaucoup de temps d’écran supplémentaire : les mails privés et professionnels, les news, les réseaux sociaux, les jeux…

  • Il y a dix ans : la crise financière réduisait les moyens financiers des entreprises et des pouvoirs publics.

Le risque de manquer d’argent et de ne plus avoir accès à l’emprunt comme précédemment a poussé les entreprises et l’État à en faire plus avec moins de moyens, notamment en personnel. Le rythme s’est encore accéléré dans les entreprises, il y a souvent un sentiment d’urgence. Tout doit être fait immédiatement.

Le problème n’est pas nécessairement de vivre de plus en plus vite, mais de ne pas s’octroyer de temps de repos qualitatifs qui permettent au corps d’éliminer les hormones de stress (adrénaline et cortisol) et au cerveau de donner une place à toutes les informations traitées. 

  1. Qui est à risque de faire un burnout ?

Quand on évoque 1 travailleur sur 6 à risque, cela devient un peu tout le monde. Toutefois, ce sont principalement les personnes zélées, perfectionnistes, exigeantes, scrupuleuses, sensibles à la justice, investies dans leur travail, pleines de projets dans leur vie professionnelle et dans leur vie privée.

  1. Y a-t-il des signes annonciateurs du burnout ?

Oui, c’est le cas. Avant de lâcher complètement, le corps donne différents signaux d’alarme. Quand on les connaît, il n’est pas très difficile de les reconnaître chez soi-même ou un collègue. Ces signaux d’alarme sont le résultat de l’effet prolongé des hormones du stress dans le corps et touchent à trois dimensions.

  • Diverses douleurs physiques peuvent s’installer de manière récurrente : problèmes de sommeil, maux de tête, de nuque, de dos, infections à répétition, problèmes d’estomac, de digestion, voire allergies, inflammations…
  • Changements d’humeur : irritabilité, cynisme, hypersensibilité ou à l’inverse devenir indifférent, pleurs, colère.
  • Troubles de concentration, de mémoire immédiate.

Si vous avez un ou plusieurs de ces signes annonciateurs, il faut les prendre au sérieux et consulter votre médecin traitant ou un psychiatre. Le burnout n’arrive pas qu’aux autres.

  1. Que faire pour réduire son risque de burnout ?

L’augmentation des cas de burnout est liée à l’arrivée des nouvelles technologies et au rythme accéléré qui en découle, il faut donc agir en premier sur ces deux piliers.

  • L’infobésité et hyper connectivité - Faites un meilleur usage de vos écrans !

Essayez de réduire votre nombre de mails par jour, consultez les à certains moments précis et non pas chaque fois qu’un nouveau message arrive dans votre boîte mail. Ne consultez pas vos mails professionnels avant d’arriver au bureau, ni après l’avoir quitté, ni le week-end (sauf exception si dossier urgent en cours) afin de ramener une frontière entre votre vie professionnelle et votre vie privée. Planifiez en outre des heures blanches, c’est-à-dire des heures sans aucun écran durant lesquelles votre cerveau peut traiter calmement les informations reçues et leur donner une place.

Le prof. Francis Eustache, neuropsychologue au CHU de Caen, explique l’importance de laisser des temps de repos au cerveau :

https://share2give.eu/un-celebre-neuropsychologue-explique-comment-le-fait-de-ne-rien-faire-est-en-fait-vitale-pour-la-sante/

  • Ralentissez !

Si vous avez des signes annonciateurs de burnout, alors il faut ralentir : barrez dans votre agenda jusqu’en janvier tout ce qui peut être supprimé dans vos vies professionnelle et privée. L’idée est de ramener du calme pour recharger vos batteries mais aussi pour faire les bons choix dans vos activités. Pour cela, il faut un peu de calme et de recul. Chaque samedi et dimanche après-midi, prenez rendez-vous avec vous-même pour faire la sieste…

  • Veillez à une bonne hygiène de vie qui donne de l’énergie à votre corps

Mangez et buvez des choses qui vous donnent de l’énergie (protéines, bonnes huiles, fruits et légumes, féculents) et éviter ceux qui coûtent de l’énergie à votre corps (mauvaises graisses, sucres raffinés, sodas, alcool, tabac).

Bougez un minimum par jour : au moins deux fois 10 minutes de marche par jour (avant d’arriver au travail et en repartant ou sur l’heure de midi). Et plus si affinités.

Dormez bien : si vous dormez mal, vous vous fatiguez par manque de sommeil. Retrouvez un bon sommeil doit être votre priorité jusqu’à Noël !

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Pour en savoir plus ? 

Anne Habets (Stress Out) 

https://www.stress-out.be/

info@stress-out.be ou 0497 39 9797

et 

Anne Everard (Auteure du Guide du burnout)

http://www.readmylips.be/fr/conferenciers/anne-everard

anne.everard@readmylips.be ou 0485 779 206

 

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