Les incitants à l’exportation se modernisent avec les entreprises

Par Ophélie Delarouzée  - 25 octobre 2017 à 17:10 | 350 vues

La secrétaire d’État bruxelloise au Commerce extérieur Cécile Jodogne a présenté, lors du premier Club Export, la nouvelle forme que prendront au 1er janvier les incitants financiers à l’exportation pour les entreprises de la région. Une version optimisée de l’existant et de nouveaux outils.

 

Cécile Jodogne

Cécile Jodogne

L’enveloppe de 3,5 millions est chaque année consommée dans sa presque totalité par les entreprises désireuses de débuter ou d’étendre leur présence sur les marchés internationaux. Pour rentabiliser en conséquence les incitants financiers à l’exportation, la secrétaire d’État a mis autour de la table des entreprises et fédérations patronales, dont Beci. Le résultat tend à une simplification du dispositif, une majoration de l’aide accordée aux starters et aux exportateurs prêts à s’attaquer à de nouveaux marchés, ainsi qu’à une plus grande liberté pour les entreprises dans l’utilisation des sommes allouées. Cette nouvelle mouture vise à une meilleure complémentarité avec le plan d’action de l’agence régionale Brussels Invest & Export (BIE), mais aussi à « mieux coller aux besoins des PME qui sont en constante évolution en apportant plus de souplesse », a affirmé Cécile Jodogne.

Les demandes d’aides régionales, tant à l’exportation qu’à l’expansion économique et à l’innovation, seront à terme rassemblées au sein d’une plateforme numérique unique. L’aide au recrutement pour projet spécifique de développement des exportations, qui existait déjà dans un autre cadre, sera pleinement intégrée dans les incitants financiers à l’exportation, afin d’accroître la clarté de l’offre. Pour la prospection commerciale, il y aura encore une généralisation de l’application de forfaits de frais admissibles. « C’était fastidieux pour les entreprises de garder la moindre note de dépense, comme pour l’équipe qui s’occupe de l’analyse des justificatifs », observe Cécile Jodogne. « L’introduction de forfaits au niveau des frais de transports et de séjour, avec des grilles par pays, réduira à l’avenir la masse de justificatifs à fournir. » Les « frais de bouche » ne seront par contre plus pris en compte, pour concentrer les moyens sur l’essentiel.

Que ce soit pour la prospection commerciale, pour répondre à des appels d’offres hors Union européenne ou pour la participation à des foires, les limitations du nombre de personnes financées par voyage disparaissent au bénéfice d’enveloppes annuelles par action, laissant l’entreprise maître des répartitions. À noter que la notion de foire sera élargie pour inclure entre autres les congrès professionnels, les foires virtuelles, les press days et les showrooms.

Peu utilisée car peu flexible, l’aide pour l’établissement d’un bureau de représentation hors UE fait place à une aide à la location d’un espace de travail au sein d’un centre de services. Peu de sociétés avaient en effet besoin d’ouvrir un vrai bureau de représentation avant de commencer leurs activités dans un pays.

Un boost pour starters et néo-exportateurs

Les starters verront leurs aides grimper de 50 à 75 % des montants engagés dans la promotion et la représentation aux foires. Ils bénéficieront aussi d’une prise en charge élargie à leurs voyages de prospection en Europe.

Les entrepreneurs ayant suivi une formation à l’export, organisée par le BIE ou l’un de ses partenaires, verront aussi leurs frais remboursés à 75 % pour leurs déplacements de prospection. « Il nous semble important de soutenir les entreprises qui sont prêtes à aller à l’international », soutient Cécile Jodogne. « Nous allons majorer nos aides pour celles qui peuvent attester d’une préparation avant de s’embarquer dans un nouveau marché. » Ceci par souci d’une bonne gestion, mais aussi pour éviter une perte de crédit. « Quand il y aura un suivi d’une action, il pourra y avoir majoration de l’aide. C’est une manière de renforcer les effets de nos missions économiques. »

Cette refonte voit par ailleurs naître deux nouvelles aides : l’une permettant d’attirer des prospects et clients potentiels à Bruxelles ; l’autre pour le dépôt de marque, l’enregistrement et la certification à l’étranger. Un budget sera de plus alloué pour couvrir une partie des frais d’engagement d’un employé affecté au développement à l’étranger, à hauteur de maximum 20.000 euros par an et par entreprise.

 

 

Partager