Se préparer aux risques du Brexit ? Oui, en les évaluant.

Par Mathieu Maes (ICC Belgium) - Amy Kessels  - 6 mars 2018 à 15:03 | 412 vues

©Thinkstock

L’Union Européenne et le Royaume-Uni se préparent à un Brexit qui pourrait être « dur ». Mais les entreprises ? Que peuvent-elles faire pour anticiper les risques du Brexit , dont les conséquences restent difficiles à mesurer avec exactitude ?

Évaluer et prévenir les risques du Brexit

Évaluez les risques internationaux pour votre entreprise dès l’instant où vous envisagez des activités commerciales à l’étranger. Des événements politiques inattendus et des modifications soudaines de la réglementation peuvent survenir à tout moment. Les grandes disparités entre citoyens du monde constituent par ailleurs une menace pour le commerce international et donc aussi pour votre entreprise.

Les accords de libre-échange – tels que ceux du marché intérieur européen – sont toujours susceptibles d’être remis en question. C’est alors le rendement net de vos activités à l’étranger qui est mis en péril. Le Brexit ne devrait pas seulement inciter les entreprises à se préparer à une frontière dure entre le Royaume-Uni et l’Europe, mais aussi à prévoir un plan B solide.

Le risque d’un « no deal » semble s’accroître au fil des négociations. Pour les entreprises, pas question d’attendre passivement et de subir des changements. Un Brexit dur aurait notamment des conséquences irrémédiables sur leurs finances. Prenez les devants et prévoyez vous-même une série d’adaptations : des clauses dans les contrats internationaux, la connaissance des formalités douanières et de TVA ou encore le calcul des risques financiers.

Un Brexit bloquerait l’accès du Royaume-Uni au marché intérieur européen, gommant la libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. Les deux parties en négociation doivent s’y préparer avec des fonctionnaires de douane en suffisance et des systèmes fiables.

 

Et les entreprises ?

Les entreprises aussi doivent pouvoir faire face à un Brexit dur. Or, il s’avère que de nombreuses entreprises actives uniquement au sein de l’UE sont insuffisamment au courant des formalités douanières.

Le Brexit et ses incertitudes contraindront de nombreuses firmes à chercher d’autres marchés ou stratégies. En dépit des coûts et des efforts que cela suppose, voyons-y une opportunité de conquérir des marchés hors Europe. Mais pas sans identifier les risques internationaux, bien entendu. Comment expédier et recevoir des produits de l’étranger lointain ? Quel impact cela aura-t-il sur les délais ? Comment gérer les contrats commerciaux en cours ? Et puis la gestion des coûts, un autre défi : comment pourrez-vous, en tant qu’entrepreneur, prévoir des coûts commerciaux complémentaires et limiter le risque de manque à gagner ? Les entreprises ont besoin de ce genre de solutions pour se prémunir en ces temps incertains. Peut-être le Brexit vous donnera-t-il la chance d’être plus fort à l’international, dans l’avenir ?

L’analyse politique du Brexit doit aller de pair avec une approche opérationnelle. Il est temps de procéder à des analyses commerciales et de prendre des mesures. La compréhension des conséquences éventuelles vous guidera dans les initiatives à prendre. Le cas échéant, adaptez vos contrats commerciaux, revoyez votre politique de prix et développez d’autres stratégies. Sans doute rentabiliserez-vous ainsi les investissements que vous impose le Brexit, tout en explorant de nouveaux marchés internationaux, en acquérant de nouvelles compétences et en améliorant vos processus.

 

Logo de Beci      NKVK logo zonder cvba

 

Partager