La mobilité 2.0 s’installe au 500 avenue Louise

Par Johan Debière  - 16 mai 2018 à 07:05 | 397 vues

D.R.

Mo, le nouvel espace pop-up dédié à la mobilité urbaine, a ouvert ses portes le 28 mars dernier. Si vous êtes à la recherche de solutions ou d’inspiration pour mieux faire circuler les biens et les personnes à Bruxelles, une visite s’impose.

 

En ouvrant Mo, l’espace pop-up entièrement dédié aux solutions de mobilité pour mieux faire bouger les entreprises et les citoyens à Bruxelles, Beci et ses partenaires ont pris une initiative qui les distingue peut-être sur le plan mondial, sûrement européen et assurément au niveau belge.

« Chez Beci, cela fait des années que nous travaillons sur la mobilité », rappelle Ischa Lambrechts, conseiller mobilité chez Beci. « Ce thème revient systématiquement parmi les priorités des entrepreneurs dans les baromètres que nous réalisons tous les six mois. Lors de la dernière édition, les sondés étaient même 90 % à affirmer que la situation de la mobilité à Bruxelles était pire encore que les années précédentes. »

En fonction de ce constat, Beci et ses partenaires ont voulu aller de l’avant. Des travaux de rénovation au rez-de-chaussée de Beci, temporairement vacant, leur ont offert une opportunité : celle de concentrer en un seul endroit, sur le terrain, l’ensemble des ressources nécessaires à une meilleure circulation des biens et des personnes sur le territoire de Bruxelles-Capitale. Qui plus est, en bénéficiant d’une localisation favorable sur l’avenue Louise, donnant au projet une magnifique visibilité.

« Au sein des entreprises, de nombreuses personnes, comme les mobility managers ou les HR managers, veulent trouver des solutions pour mieux armer leurs travailleurs face aux problèmes posés par la mobilité. Mais souvent, leurs recherches sont laborieuses. Des solutions sont disponibles, mais elles sont éparpillées. Et une fois qu’elles ont été identifiées, il faut parfois faire la démarche de comprendre quels intérêts spécifiques elles présentent pour les entreprises », poursuit Ischa.

Le pop-up serait-il donc en passe de devenir le one-stop-shop de la mobilité des entreprises à Bruxelles ? « Il s’agit d’un espace pop-up avant d’être un shop. Grâce à Mo, Beci accélère la transition vers une mobilité durable en promouvant des solutions concrètes », ajoute Jean de Renesse (Spacious Agency), consultant auprès de Beci dans le cadre du projet de transformation « The Cham ». « Mo est une collection d’entrepreneurs et d’entreprises innovantes qui, durant six mois, collaborent dans une atmosphère ouverte pour trouver des solutions aux grands défis de la mobilité bruxelloise. L’innovation et la collaboration sont des piliers fondamentaux pour la création de nouvelles formes de mobilité. L’avenir durable que nous recherchons exige une planification complexe. C’est pourquoi nous avons développé Mo : pour aller plus loin que les ‘quick wins’ et les ‘best practices’ qui, parfois, sont estimés superficiels. »

 

Futur pôle d’incubation ?

Par-delà le rôle pédagogique et explicatif que peut jouer le pop-up, Mo sera aussi un endroit où bouillonneront les idées et les concepts nouveaux dans le domaine de la mobilité. « On pourra y organiser des tables rondes sur ces thèmes, faire des démonstrations, proposer des formations, faire naître des synergies voire même porter des projets », explique encore Ischa Lambrechts. Le potentiel et les sujets à exploiter sont très nombreux. On pense bien évidemment aux différents concepts de voitures, de vélos ou de scooters partagés, mais aussi aux applications qui permettent de mieux circuler, de trouver plus facilement une place de parking, de mieux exploiter l’énorme potentiel de la multimodalité etc. Et de s’engager plus activement encore dans la smart mobility en tablant entre autre sur le développement du concept de data sharing.

À cet égard, il est utile de préciser que deux startups seront hébergées pendant cette période de six mois. « Elles auront l’occasion d’affiner leur business plan et de préparer la mise sur le marché de leurs solutions respectives. Et si nous voyons qu’un incubateur mobilité peut avoir du sens, nous pourrions poursuivre l’expérience et accueillir ensuite de nouveaux ‘incubés’ dans ce domaine de la mobilité. »

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