21 mesures pour une mobilité du 21e siècle

Par Vincent Delannoy  - 22 mai 2018 à 12:05 | 364 vues

©Gracq/Thomas Mercier - Le gouvernement Vervoort II sera-t-il jugé sur le dossier de la mobilité bruxelloise ?

Le mémorandum Beci sur la mobilité vient de paraître. Un document accessible en un clic. À diffuser et à commenter largement en cette période pré-électorale. En résumé ? Pas de solution miracle, mais un ensemble de 21 mesures concrètes, pragmatiques, multimodales, innovantes, volontaristes et réalistes.   

 

Le gouvernement Vervoort II sera-t-il jugé sur sa capacité ou ses difficultés à répondre aux défis de la mobilité bruxelloise ? Vaste question. Ce serait sans doute injuste et réducteur de répondre par l’affirmative, mais ce thème pèse largement dans la balance et dans la perception du citoyen. Pour Beci, la mobilité est non seulement un thème politique majeur, mais aussi un thème économique et sociétal de la première importance.

Comment rédige-t-on un mémorandum sur la mobilité ? En écoutant les entreprises, les acteurs de la mobilité, les usagers, les secteurs ; en s’inspirant des meilleurs exemples et pratiques dans d’autres grandes villes en Europe et dans le monde. En tâchant de rester réalistes et en visant la mise en place de solutions. En intégrant une nouvelle vision de la mobilité : celle de la mobilité comme un service. En intégrant les solutions offertes par les nouvelles technologies. En surmontant des obstacles qui relèvent de la gouvernance de nos institutions.

Qu’observe-t-on ? Là où d’autres capitales réussissent à mettre des solutions en œuvre, les réponses dans et autour de Bruxelles semblent se faire attendre. Voilà notre message principal : des solutions existent ; il faut le courage et la volonté de les appliquer. Des solutions du 21e siècle, pour une mobilité du 21e siècle. Une mobilité sans tabou qui vise à trouver des solutions et à non à désigner des coupables.

Pour rappel, le coût d’une heure perdue dans les embouteillages se chiffre à 8,25 euros pour le trafic de passagers et entre 50 et 80 euros pour le transport de marchandises. À l’échelle de notre pays, on s’attend à ce que le coût sociétal de la mobilité atteigne les 6 milliards d’euros par an à l’horizon 2020. Ce montant englobe les coûts des conséquences de la congestion du trafic : pertes de temps, nuisances sonores, accidents de la route et pollution atmosphérique.

 

8,25 euros/h pour les passagers

50 à 80 euros/h pour les marchandises : c’est le coût de l’immobilité, qui atteindra 6 milliards d’euros par an pour l’ensemble de la Belgique d’ici 2020

Fiscalité, infrastructures, partage de la voie publique…

Que propose le mémorandum ? Pour Beci, il n’y a pas de solution unique aux problèmes de mobilité ni de solution miracle, mais bien un faisceau de mesures qui, combinées et mises en œuvre de manière cohérente et volontariste, offrent une véritable solution. Ces 21 mesures ont trait à la fiscalité, aux infrastructures, au partage de la voie publique, à la mobilité conçue comme un service, sans oublier l’importance de la mobilité internationale pour l’attractivité de Bruxelles. Elles concernent à la fois des mesures préconisées de longue date que des mesures identifiées plus récemment.

Et si la mobilité bruxelloise était, avant tout, affaire de gouvernance ? On en revient alors à notre interrogation de départ : le gouvernement Vervoort II sera-t-il jugé sur sa capacité ou ses difficultés à répondre aux défis de la mobilité bruxelloise ? Réponse en mai 2019.

 

Plus d’info : Mémorandum Beci sur la mobilité, disponible en un clic !

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