BioGourMed : distribution bio et ibérique

Par Guy Van den Noortgate  - 5 juin 2018 à 07:06 | 295 vues

D.R.

Lancée en 2016, BioGourMed propose une sélection de produits bio ibériques qu’elle distribue à Bruxelles et en Wallonie dans plus d’une vingtaine d’enseignes spécialisées.

Le bio, une tendance à la hausse en Belgique

La tendance ne faiblit pas : le bio est aujourd’hui de plus en plus présent dans le panier de la ménagère. Que ce soit par le biais de chaînes et magasins spécialisés ou via la grande distribution. Les rayons bio se multiplient et croissent d’année en année. Selon une étude commandée par le Vlam, l’office flamand de l’agroalimentaire et de la pêche, les dépenses consacrées à l’alimentation bio sont en forte hausse en Belgique. Depuis 2008, elles ont plus que doublé. L’année dernière, elles ont ainsi augmenté de 6 %. Neuf Belges sur dix achètent au moins un produit bio par an et 11 % des familles achètent du bio chaque semaine. La part de marché des produits frais bios s’élève à 3,2 %.

Si la Belgique, à l’instar de nombreux pays européens, est de plus en plus friande de bio, elle ne peut seule satisfaire la demande croissante. C’est ici qu’intervient une société comme BioGourMed, qui est née de ce constat et de la difficulté à trouver en Belgique des produits bio provenant de la péninsule ibérique. Trois associés d’origine espagnole, Santiago Blasco, Leyre Monreal et Ramón Jíménez, ont donc décidé se lancer dans l’aventure en créant BioGourMed en 2016 à Bruxelles. « Peu de gens le savent mais l’Espagne est le premier producteur bio en Europe », explique Ramón Jíménez. « Elle compte 2 millions d’hectares bio (70.000 en Belgique) et environ 40.000 agents certifiés bio. Le secteur bio espagnol exporte de plus en plus, d’autant que la consommation n’y est pas aussi forte que dans les pays du nord. »

La distribution bio et ibérique

D.R. Santiago Blasco, CEO de BioGourMed.

L’objectif de BioGourMed est d’importer des produits espagnols et portugais qui n’entrent pas en concurrence avec les produits belges tels que des fruits méditerranéens (agrumes, avocats, fruits secs, etc.), charcuteries ibériques (jambon ibérique, jambon serrano, chorizo, etc.), huile d’olive vierge extra, conserves de poissons et de certains légumes (poivrons piquillo, artichauts, etc.), vins, sangria, et autres produits variés tels que paëlla précuisinée ou encore gaspacho. BioGourMed propose également des produits portugais provenant notamment de la région bio d’Idanha-a-nova.

Outre le fait que l’Espagne n’est pas, de prime abord, associée au bio dans l’esprit du consommateur, le pays souffre également d’un déficit d’image et de carences en matière de marketing et de commercialisation par rapport aux produits italiens ou français. « Nous souhaitons combler ces lacunes en apportant dans les magasins spécialisés une offre de qualité en circuit court », poursuit Ramón Jíménez. « On peut ainsi acheter des oranges, ici en Belgique, qui ont été récoltées quelques jours auparavant en Espagne. À notre petite échelle, la démarche s’inscrit pleinement dans le développement durable. En d’autres termes, outre l’environnement, nous sommes également attentifs aux aspects sociaux et sociétaux. »

BioGourMed distribue ses produits dans plus d’une vingtaine d’enseignes étiquetées bio, depuis Färm jusqu’au petit magasin indépendant. Pour le moment, elle est présente à Bruxelles ainsi qu’en Wallonie et compte prochainement s’étendre en Flandre. Avec également des visées sur d’autres marchés qui commencent à se développer, comme la Chine qui s’intéresse de plus en plus aux produits bio.

Mais avant de conquérir l’Empire du Milieu, BioGourMed entend poursuivre son développement en Belgique en privilégiant les petites enseignes bien implantées localement et qui partagent la même philosophie que les fondateurs. BioGourMed dispose encore d’un beau potentiel de progression, d’autant qu’elle n’est pour le moment présente qu’à Bruxelles et dans le sud du pays. Or, c’est en Flandre que l’on a enregistré la plus forte hausse des dépenses liées au bio en 2017 par rapport à 2016 avec 11 % contre 8 pour la Wallonie.

 

 

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