Adoption du projet de loi sur le budget mobilité : un pas dans la bonne direction

3 août 2018 à 09:08 | 554 vues

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Le gouvernement fédéral vient d’approuver le projet de loi sur le budget mobilité. Les travailleurs qui disposent d’une voiture de société pourront donc bientôt l’échanger contre un véhicule plus respectueux de l’environnement, contre des formes alternatives et durables de mobilité (transports publics, vélo, voiture partagée, bus-bureau, taxi) et même contre des frais de déménagement si le travailleur se rapproche de son lieu de travail. Le cas échéant, le solde du budget sera versé. Le salarié doit payer 38,07 % de cotisations de sécurité sociale sur les montants en question.

Beci considère l’adoption de ce projet de loi comme un pas dans la bonne direction. « Après tout, l’objectif du budget mobilité est d’améliorer la mobilité pour tous. Si l’entreprise et/ou l’employé sont en mesure de se constituer un ensemble de solutions et d’équipements de mobilité, tous deux bénéficient des gains d’efficacité. Une large gamme d’offres de mobilité contribuera en outre à fluidifier le trafic et à équilibrer la mobilité », déclare Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci.

L’introduction d’un véritable budget de mobilité constitue un des fers de lance de la vision de la mobilité de Beci. Elle a donc été reprise dans le mémorandum relatif aux élections. L’organisation patronale a toujours considéré le programme Cash for Car comme insuffisant. « Cash for Car est devenu une opération blanche qui rate la cible. Pour réduire les embouteillages, l’employé doit avoir le choix de se déplacer autrement qu’en voiture. Cash for Car ne répond pas à cette exigence, alors qu’un véritable budget de mobilité y parvient », explique Ischa Lambrechts, conseiller en mobilité chez Beci.

Cependant, la location classique de voiture, n’est pas incluse dans la liste des alternatives, ce qui pourrait être une anomalie pour le système. « L’intégration de la location classique de voiture dans le budget mobilité pourrait en effet attirer ceux qui doutent des avantages du système mis en place. Ceux qui optent pour une voiture plus petite au quotidien auront ainsi la possibilité de louer une voiture plus grande pour des vacances en famille à l’étranger, ou pour un déménagement par exemple », explique encore Ischa Lambrechts.

Beci se réjouit que le projet de loi inclue la possibilité d’intervenir dans les frais d’hébergement. L’organisation patronale avait déjà avancé cette proposition en 2014. « Une intervention dans les frais de déménagement pour venir vivre près du lieu de travail est une solution de mobilité efficace, dans la mesure où elle réduit considérablement la distance entre le domicile et le travail. Par ailleurs, elle permet de lutter à Bruxelles contre l’exode urbain de la classe moyenne belge. Le Parlement fédéral doit à présent approuver le projet pour que le règlement puisse entrer en vigueur en janvier 2019 », conclut Olivier Willocx, administrateur délégué de Beci.

 

Pour plus d’informations :

Ischa Lambrechts
Conseiller en Mobilité
+32 475 75 12 30
ila@beci.be
www.beci.be

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