Krinkels a 50 ans et inspire ses clients

25 octobre 2018 à 12:10 | 139 vues

« Nous voulons donner à nos partenaires et aux entreprises l’envie d’innover »

Dans le cadre de la Semaine verte européenne sur le thème cette année « Des villes vertes pour un avenir plus vert », l’entrepreneur paysagiste Krinkels a organisé un déjeuner-conférence au Château de Val Duchesse à Bruxelles. Célébrant cette année son 50ème anniversaire, Krinkels a invité de nombreux orateurs inspirants à partager leurs idées pour une ville du futur durable et verte.

 

Les camionnettes et les machines de Krinkels sont partout au mois de mai. Mais le vendredi 25 mai, l’entreprise a pris le temps de réfléchir à l’avenir avec une conférence inspirante. Pour Peter Loyens, son directeur général, « Krinkels a déjà connu une évolution fascinante pendant un demi-siècle. Nous le retracons sur notre mur  « historique » (voir photo). Se renouveler et regarder vers le futur ont été les clés de notre succès. Nous restons ouverts à des idées nouvelles et pétillantes, et nous souhaitons établir des partenariats à long terme avec les autorités et les entreprises pour aider à construire la ville du futur. »

 

Le vert dans la ville, c’est important

Bianca Debaets, la secrétaire d’Etat de la région bruxelloise en charge notamment de l’informatique et de la transition numérique, a ouvert ce déjeuner-conférence. Elle s’est exprimée sur une révolution digitale et durable dans la capitale. « Nous voulons intégrer du vert partout dans la ville. Pas uniquement dans l’espace public, mais aussi dans les écoles et les crèches, par exemple. Avec l’installation de zones à faibles émissions, nous voulons améliorer la qualité de l’air et mettre en place des feux de circulation intelligents. Avec toutes ces mesures, nous essayons de faire de Bruxelles une ville intelligente et vivable. »

 

Le botaniste français Patrick Blanc était l’orateur d’honneur de la conférence. Il est l’un des pionniers des jardins verticaux. Patrick a d’excellents rapports avec la Belgique. On trouve notamment son travail à Bruxelles et Anvers. « Dans des villes de plus en plus grandes, il est difficile mais toujours aussi important de créer des zones vertes. Un mur végétal, rempli de plantes, sur un bâtiment offre de nombreux avantages. Il apporte non seulement une agréable sensation, il filtre l’air, mais il absorbe aussi l’eau en cas de fortes pluies et permet une meilleure isolation de votre bâtiment. »

 

Comme l’événement était organisé dans le cadre de la Semaine verte de l’UE, Benjamin Caspar de la DG Environnement de la Commission européenne était aussi présent. Il est responsable pour le développement urbain durable. « En tant que biologiste, j’ai vu les villes se développer, tout en réduisant la biodiversité. Trop peu de gens se rendent compte des conséquences à long terme. Pour rendre nos villes plus vivables, nous devons encourager les décideurs à s’attaquer aux problèmes environnementaux à long terme et aussi largement que possible. Faites un plan solide qui transcende les domaines de compétences. Une approche ‘ville intelligente’ transversale est déjà un pas dans la bonne direction.

 

Les idées innovantes des start-ups

De plus en plus de villes et de communes visent à devenir durables et intelligentes. Elles s’inspirent aussi des start-ups et de leurs idées innovantes. Trois jeunes entreprises se sont présentées pendant la conférence.

 

Green City Solutions est une start-up allemande qui utilise la technologie de l’Internet des objets. « Nous plantons des ‘City Trees’ dans les villes, des murs de mousse qui purifient l’air et qui sont aussi puissants que 275 arbres. Amsterdam et Oslo ont été les premières villes à acheter nos murs intelligents et nous avons un premier projet à Bruxelles dans le quartier du Parlement européen. Nous intégrons un banc dans ces murs où vous pouvez vous détendre. Vous pouvez voir la température, le taux d’humidité et la concentration en CO2 de l’air. C’est une manière de sensibiliser les gens à la problématique », explique Kim Ruiter, directrice des ventes de la société berlinoise.

 

La start-up bruxelloise Citizenlab a créé une plateforme en ligne pour une participation citoyenne. Aline Muylaert explique : « Un gouvernement local peut, via notre plateforme, consulter ses citoyens pour prendre la meilleure décision. Nous avons lancé cette plateforme parce que nous avions des idées pour notre quartier, mais nous ne savions pas comment les faire entendre. Notre système permet une interaction agréable : les idées sont testées et discutées à la fois de haut en bas en partant du gouvernement, et de bas en haut, depuis les citoyens eux-mêmes. Nous offrons la possibilité d’une participation permanente et d’un dialogue à moindre coût. »

 

La ville du futur ne doit pas seulement être plus verte, mais elle doit également mieux répondre à ses propres besoins. En mettant, par exemple, en place de courtes chaînes d’approvisionnement alimentaire. Clément Lebellé, directeur de l’entreprise française ‘Cultures En Ville’, amène des solutions agricoles en ville. « Nous voulons aménager de petits et de grands potagers dans un maximum de lieux. Nous créons des écosystèmes verts dans la ville et nous rapprochons l’agriculture du consommateur. Cultures En Ville gère des projets complets, de l’étude à la maintenance, en passant par la conception. Nous voulons transmettre notre passion pour l’agriculture urbaine en France, mais aussi en Belgique. »

 

En attendant le long terme

Peter Loyens de Krinkels est satisfait de cette conférence inspirante : « Cette journée a été très intéressante et nous espérons qu’elle a inspiré nos clients, tant les gouvernements que les entreprises, et qu’elle les fera réfléchir à comment obtenir un progrès numérique et vert. Nous avons l’ambition d’y contribuer en tant qu’entrepreneur paysagiste. Plus de verdure dans la ville, des murs verts, des toits verts, l’agriculture urbaine… Nous avons très envie de participer à la construction d’une ville du futur, verte et durable. »

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